Avant le choc de la 34e journée de Ligue 1 dimanche, entre l'OL et l'OM, Bafétimbi Gomis estime que Marseille part «favori». Mais l'attaquant lyonnais promet qu'«au niveau de l'état d'esprit», les Rhodaniens montreront «autre chose» qu'à Toulouse (0-2, 33e j.).
«Comment abordez-vous cet OL-OM ?
C'est un match qui s'annonce très difficile. Nous aurons à coeur de bien faire et de montrer un tout autre visage que celui affiché à Toulouse. C'est un grand match, un sommet de notre championnat. Il y aura beaucoup d'engouement de par les places occupées par les deux clubs au classement mais pour moi, Marseille sera favori.
En fait-on trop autour de cet «Olympico» ?
Non. Ce sont les deux clubs programmés pour gagner le championnat avec les deux plus gros effectifs. Ce sont les deux équipes qui ont représenté la France en Ligue des champions. Il est normal que ce match soit attendu. Ce sont des clubs avec de fortes identités qui se battent chaque année pour le titre.
Vous êtes originaire du sud de la France. Que représente l'OM pour vous ?
Beaucoup de choses. C'est le club phare de la région PACA. Dans mon enfance, l'OM avait gagné la Ligue des champions avec de grands joueurs. Je n'étais pas spécialement supporteur de l'OM même si je les regardais plus souvent car ils gagnaient tout à cette époque. J'étais toujours content de les affronter dans les catégories de jeunes.
Avez-vous compris de ne pas débuter à Toulouse ?
Compris, oui car il faut accepter le choix de l'entraîneur même si j'étais un peu déçu. Je voulais vraiment débuter cette rencontre. Il n'y a pas de place pour les états d'âmes. J'étais aussi motivé en entrant en jeu à Toulouse mais je n'ai pas pu apporter ce que j'aurais voulu. Cela a été une faillite collective. Maintenant, nous avons besoin de points et de livrer un grand match contre Marseille, en affichant un autre état d'esprit, une autre détermination.
«Il reste cinq finales»
Que faut-il faire pour effacer cette faillite de Toulouse ?
Cela arrive. C'est déjà arrivé pas mal de fois cette saison. Il y a eu des non-matches au cours desquels on n'a pas reconnu notre équipe, comme à Toulouse. Nous avons aussi livré de gros matches avec plus de liant entre nous et de la volonté. Je peux vous promettre face à Marseille un OL généreux qui va aller de l'avant et qui va se battre. Je ne peux pas prédire le résultat mais au niveau de l'engagement et de l'état d'esprit, nous verrons autre chose. Nous avons aussi été touchés par le malaise de notre président qui nous a protégé toute la saison. Il a été marqué par la déception. Il a cru en nous et nous nous devons de lui montrer que nous avons envie.
Lisandro était aussi déçu que vous ne soyez pas sur le terrain. Que pensez-vous de votre duo ?
Nous sommes des joueurs de l'équipe mais on ne fait pas tout. On aime bien jouer ensemble mais face à de grands gabarits comme à Toulouse, Lisandro avait pour habitude de tourner autour de moi pour exploiter les ballons et les renvois de la défense adverse. Cela a été un problème collectif plus que celui d'un seul joueur. Je ne pense pas que le fait d'avoir été titulaire à Toulouse aurait changé grand-chose.
L'OL est-il au bout du rouleau ?
Non. L'année a été épuisante mais elle n'est pas finie. Il reste cinq finales. Nous y croyons. Maintenant, il y a une belle affiche à jouer contre Marseille.»