Concernant les pneus Pirelli, ça va changer dès le prochain GP, et cet article confirme ce que nous savions tous (sauf un), Pirelli ne fait que s'adapter aux demandes de la FIA :
Payant pour les teams Ferrari ou Lotus, le Grand Prix d’Espagne n’a pas fait que des heureux ce week-end. Mercedes, pourtant prometteur en qualifications, et Red Bull n’ont pas obtenu les résultats escomptés en Catalogne, pointant du doigt le manufacturier unique du championnat. Paul Hembery, le directeur de Pirelli Motorsport, annonce donc du changement pour le mois prochain.
Vertement critiqué à l’issue du Grand Prix d’Espagne, dimanche dernier, pour la dégradation éclair de ses pneumatiques, Pirelli s’était initialement décidé à revoir sa copie pour Silverstone, le 30 juin prochain. "Le GP d’Espagne est habituellement très exigeant avec les pneus en raison des caractéristiques uniques du circuit. C’est pour cette raison que l’on a assisté à un important niveau de dégradation, qui ne devrait pas être revu durant le reste de l’année. Notre objectif est de voir entre deux et trois arrêts en course. Il est clair que quatre, ça fait trop", réagissait alors Paul Hembery, le directeur Sport du manufacturier italien.
L’écœurement du team Mercedes, incapable comme à Bahreïn de convertir la pole position de Nico Rosberg en gros points, et surtout le coup de gueule de Red Bull, dont le patron Dietrich Mateschitz n’a pas hésité à joindre personnellement Bernie Ecclestone, le grand gourou de la F1, n’ont fait qu’accélérer la manœuvre. "Des changements vont intervenir dès le Grand Prix du Canada, dixit Paul Hembery ce mardi, dans le cadre d’un déjeuner presse organisé à Paris. On nous a demandé de revenir à des stratégies à deux ou trois arrêts. La structure même des pneus va donc évoluer, avec des éléments proches de ce que l’on avait pu faire en 2012."
L’intéressé l’assure, il s’agit là d’un revirement opéré "dans l’intérêt de la discipline", pas pour répondre aux plaintes de l’écurie championne du monde notamment. "Nous ne cherchons pas à favoriser qui que ce soit. Il est important pour nous de conserver un certain équilibre et ce sera le cas." Pour Jean Alesi, ambassadeur de la marque transalpine, Pirelli se contente jusqu’alors de répondre à un cahier des charges élaboré par la FIA. "Ce que veut le grand public, ce sont des Grands Prix à suspense. Les gens ne veulent pas connaître le vainqueur de la course au bout de dix tours. Il a donc été demandé à Pirelli de faire les gommes qui aujourd’hui font polémique. En cela, on peut dire qu’ils ont fait du bon travail." Une chose est certaine, les prochains pneumatiques estampillés Pirelli, attendus après le Grand Prix de Monaco, ne feront pas l’unanimité. Compétition oblige. "De toute façon, quoi que nous fassions, il y aura toujours des mécontents", conclut Paul Hembery dans un sourire.