Dans son édition du jour, le quotidien Monaco-Matin publie une longue interview de Dmitry Rybolovlev, le président de l'AS Monaco si peu présent dans les médias depuis son arrivée en Principauté à la fin de l'année 2011.
Entre des questions sur son enfance et son quotidien, Dmitry Rybolovlev évoque plusieurs fois le club du Rocher qui était dernier de Ligue 2 à son arrivée.
Vous avez changé de stratégie concernant le club cet été. Pourquoi ce revirement ?
Vous savez, un club de football, aujourd'hui en Europe, est soumis à des contraintes de plus en plus fortes. On nous demande de tendre vers l'équilibre financier ; alors, on ne peut pas faire n'importe quoi. En plus, il y a beaucoup de psychologie dans la gestion d'une équipe de football. Et lorsqu'un joueur reçoit la proposition d'un club qu'il souhaite rejoindre, son club doit parfois accepter la volonté du joueur. Nous avons ainsi vendu un grand joueur et nous avons autorisé un second à partir en prêt. Dans les deux cas, il était difficile d'aller contre ce qui se passait. Ensuite, la Ligue française nous a demandé de transiger sur un accord à hauteur de 50M€ sur deux ans pour continuer à jouer en Ligue 1, Et pour finir, nous avons dû faire face aux exigences de plus en plus dures du fameux fair-play financier de l'UEFA. Alors tous ces facteurs ont inévitablement abouti à un certain redimensionnement du projet. Toutefois, les résultats sur le tableau des derniers matches démontrent que la stratégie choisie porte ses fruits malgré toutes les contraintes extérieures.
Comment considérez-vous votre parcours cette saison ?
Notre saison est déjà réussie, nous sommes qualifiés pour les quarts de finale de la compétition reine : la Champions League. C'est une excellente nouvelle et c'est la preuve qui valide notre changement de stratégie. Je tiens à féliciter encore une fois ici toute l'équipe, des joueurs aux membres du staff. Avec le soutien du Prince Albert II, dont nous sommes infiniment reconnaissants, nous construisons un projet solide et durable.
« Durable », cela veut dire que vous ne comptez pas vous désengager ?
Absolument pas. J'aime ce club, nous avons un projet et nous l'appliquons. Nos résultats sont bons et nous continuerions de progresser, j'en suis convaincu. Lorsque j'ai décidé, en accord avec le Prince Albert II, de reprendre la présidence du club en novembre 2011, l'AS Monaco était dernier de Ligue 2, Aujourd'hui, nous sommes dans les huit meilleurs équipes européennes. C'est la preuve que nous avons fait du bon travail et que les investissements étaient nécessaires. Mais ils ne font pas tout. Regardez certains autres clubs européens dont le budget dépasse largement le nôtre….
Plus d'information dans l'édition papier du 28/03/2015 de Monaco-Matin - Groupe NICE MATIN - Tous droits réservés.
Source : https://www.planete-asm.fr