11/03/2004
Le Mans-PSG ( 28e journée)
Paris veut éclairer ses lanternes
Paris qui ne s’est incliné que deux fois à l’extérieur cette saison ( Lille et Montpellier), tentera une nouvelle fois de reprendre les points qu’il a laissé filer au Parc. Et même s’il n’a pas démérité face à Sochaux, le groupe parisien sait qu’il doit aujourd’hui enchaîner quelques victoires pour rester dans les trois premiers du championnat. A commencer par ce voyage chez la lanterne rouge.
Au camp des Loges
PSG.fr -. Frédéric, que t’inspire ce déplacement au Mans ?
Frédéric Déhu : « C’est d’abord la première fois que je jouerai dans ce stade. L’objectif est de récupérer les points perdus face à Sochaux. Ce match tombe à pic si l’on veut retrouver le goût d’une victoire à l’extérieur. »
PSG.fr -. Et comment imagines-tu ce match au stade Léon-Bollée ?
Frédéric Déhu : « Je la vois comme une équipe qui va tout faire pour s’imposer. Ce match arrive peut-être au meilleur moment pour eux. Pour cela, la plus grosse des erreurs serait de se dire que ce sera un match facile. »
PSG.fr -. Après Le Mans, viendra Brive en coupe de France puis Ajaccio. Paris a beaucoup à jouer lors de cette semaine.
Frédéric Déhu : « Ces trois matches seront déterminants. Pendant que nous jouerons au Mans, Sochaux, Auxerre, Monaco et Lyon se rencontreront. Il faudra donc essayer de profiter de ces affrontements entre nos concurrents directs pour une place en coupe d’Europe. Mais Le Mans joue aussi une de ses dernières possibilités de rester parmi l’élite. On en est bien conscient. De toute façon, chaque semaine le coach nous dit que c’est un match capital. Il est clair que c’est une semaine qui pourra déboucher sur de bonnes choses pour le club. »
Match qui tombe à pic
PSG.fr -. Samedi, vous vous déplacerez au Mans, et toujours sans Francis Graille, question de superstition…
Frédéric Déhu : « Je ne suis pas superstitieux, mais d’autres le sont sûrement. En fait, après que le Président nous ait accompagnés lors de deux déplacements – deux rencontres qui se sont soldées par autant de défaites - nous lui avons demandé de ne plus nous accompagner, et il a accepté car il comprenait notre choix. Pour le moment, il voit donc les matches à l’extérieur chez lui, et c’est bien mieux ainsi ( rires).»
PSG.fr -. Gagner chez un adversaire, a priori à votre portée, c’est le régime forcé d’un candidat à une coupe européenne ?
Frédéric Déhu : « Il est une certitude qui montre que l’on atteint souvent les objectifs que l’on s’est fixés en gagnant les matches face aux plus petites équipes. Et jusqu’à aujourd’hui, nous y sommes parvenus. »
PSG.fr -. Que t’inspire les qualifications de Monaco et de Lyon pour les quarts de finale de la Ligue des champions ?
Frédéric Déhu : « Depuis plusieurs années maintenant, le championnat de France revient au premier plan. Monaco et Lyon ont fait un parcours quasiment sans faute, et ces deux équipes ont amplement mérité leurs qualifications. Ce qui fait la différence, c’est le fait que les plus grands joueurs évoluent dans les plus grands clubs européens, et ces derniers ont des possibilités tout autre que les nôtres. Mais je ne veux pas m’embarquer sur ce terrain, car il y aurait beaucoup à dire. »
Pas un petit championnat
PSG.fr -. En Ligue des champions, mais aussi en coupe UEFA pour trois clubs français ( Auxerre, Bordeaux et Marseille).
Frédéric Déhu : « Oui, nous avons aussi pas mal de représentants en coupe UEFA. Et si certains disent qu’il s’agit d’une petite coupe d’Europe, ils se trompent car c’est vraiment une coupe de qualité. »
PSG.fr -. A choisir, qu’est-ce qui serait le plus important pour toi : une qualification en Ligue des champions ou étoffer ton palmarès avec une coupe de France par exemple ?
Frédéric Déhu : « La Ligue des champions demeure une compétition à part, même si un titre de champion est le garant d’une certaine régularité. Quant à la coupe de France, je suis allé deux fois en finale, et deux fois je l’ai perdue… »
PSG.fr -. Pour finir, on constate que Paris n’inscrit que peu de buts sur coup de pieds arrêtés. Comment l’expliques-tu ?
Frédéric Déhu : « Vu le gabarit de certains joueurs, ce n’est pas franchement une bonne statistique. Il y a peut-être un manque de détermination dans ces phases-là, je ne sais pas. En tout cas, il faudrait essayer d’y remédier. »