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Quelques nouvelles fraicheS !
Paris impressionne les clubs français
HABITUEL SUJET de raillerie depuis 1998 et ses deux derniers titres ( Coupe de France et Coupe de la Ligue), le PSG ne fait plus rire ses adversaires. Au contraire, le club de la capitale est redevenu un prétendant incontournable aux places européennes, grâce notamment à une série en cours de quinze matchs sans défaite toutes compétitions confondues ( dix victoires, cinq matchs nuls). « Paris est un client pour le titre, c´est évident », résume le buteur lyonnais Peguy Luyindula.
« Le temps de la poudre aux yeux est terminé, Paris s´est remis au travail, une méthode basique mais efficace », ajoute son équipier Florent Malouda. A la peine au début de saison au point d´avoir été classée 17 e après cinq journées de championnat, l´équipe dirigée par Vahid Halilhodzic a impressionné en opérant une remontée spectaculaire. « Physiquement et techniquement, les Parisiens ont progressé, Halilhodzic a imposé son style », témoigne l´attaquant nantais Marama Vahirua. « Stars ou non, tout le monde bosse, renchérit le défenseur strasbourgeois Yves Deroff. C´est la touche Vahid. »
« C´est une ville qui attire, c´est plus facile pour faire venir de bons joueurs » L´apport du technicien bosniaque est souligné. « On sent le club grandir, se muer à l´italienne », analyse Bertrand Marchand, l´entraîneur de Guingamp. En tête du championnat avec Monaco, Didier Deschamps estime que le retour au premier plan de Paris n´a rien de surprenant. « C´est une ville qui attire, c´est plus facile pour faire venir de bons joueurs », assène l´ancien capitaine de l´équipe de France avant de concéder : « Un groupe solidaire, avec un bon état d´esprit, est en train de se former. » Un temps critiqué pour leur arrogance, les joueurs parisiens sont désormais reconnus pour leur humilité. « D´habitude, on se chambre sur le terrain avec Fiorèse, raconte le Nantais Sylvain Armand. Comme il a gagné chez nous, il n´a pas osé. J´ai apprécié. » Vainqueur de la Coupe des Coupe 1996 avec le PSG, José Cobos, 36 ans, apprécie l´embellie : « Le PSG se restructure et travaille dans le bon sens, sourit le capitaine niçois. L´image redevient positive, comme à notre époque. » Quelques couacs viennent perturber ce concert de louanges. Comme ce majeur tendu par un membre du staff parisien à Rennes ( 17 e journée, 1-1) lorsque Frei a inscrit le but égalisateur. Ou encore l´état de saleté dans lequel a été rendu le vestiaire visiteur du stade Saint-Symphorien de Metz ( 3 e journée, victoire 1-0). « Le PSG dégage une image sympathique », tempère le président lorrain, qui ne veut pas revenir sur cette histoire. Il ajoute tout de même : « Ce qu´on peut regretter, c´est l´altération de l´image du club due à une frange de supporters violents. » Comme quoi, la perfection n´est pas de ce monde.