Avant le premier des deux déplacements que doit effectuer le Paris-SG, samedi à Sochaux puis à Caen, Paul Le Guen a passé en revue toute l'actualité du club de la capitale lors de son traditionnel point presse hebdomadaire, vendredi. Morceaux choisis :
Mateja Kezman
«Il a fait la préparation avec Fenerbahce et n'est pas à court d'entraînement. Je l'ai trouvé bien, même si le test le plus significatif de mardi après-midi était un moment un peu plus difficile pour lui. Il sortait de sa conférence de presse et il avait voyagé la veille. Rien ne vaudra la compétition pour évaluer vraiment sa situation et son état. Il va intégrer progressivement un groupe qui a déjà un vécu. Il faut attendre un peu pour mesurer son impact, car il n'est là que depuis trois, quatre jours. Il faut qu'il parle un peu plus le français pour qu'on le découvre un peu mieux. Je vais lui demander de bien vivre avec le groupe pendant la mise au vert, de découvrir ses partenaires à l'entraînement et à travers les matches. J'essaie de penser à sa meilleure expression. Il aime bien jouer en pointe à la limite du hors-jeu. Mon choix dépendra du joueur qui lui sera associé, un autre profil d'attaquant ou un milieu offensif. Tous les bons joueurs apportent au groupe.
Retour sur le match contre Bordeaux (1-0)
Ce match nous a fait du bien. Il faut mettre la victoire en parallèle avec la saison dernière où on avait mis tellement de temps à gagner à domicile. Elle représentait un soulagement et du bonheur pour tout un groupe. On peut s'appuyer sur certaines bonnes choses. On a été réalistes, on a su défendre ensemble à des moments importants. Mais ce match a aussi montré certains manques. Je sais qu'on est capable de mieux jouer et de mieux tenir le ballon à travers les apports de Sessègnon et de Claude (Makelele), quand il sera mieux. Je crois à la dynamique de la victoire et il serait bien d'enchaîner par de bons résultats à l'extérieur.
Le groupe
J'ai la volonté d'avoir un système pour que les joueurs en place se sentent bien et puissent s'exprimer au mieux. J'essaie d'avoir beaucoup de continuité et de stabilité pour que les joueurs aient des repères. Je ne suis pas figé et je regarde comment ils peuvent aussi s'exprimer. L'équipe est revancharde, elle a envie de beaucoup mieux faire et de se situer dans une zone du classement permettant plus de sérénité. J'espère que tout le groupe va évoluer avec le même état d'esprit que contre Bordeaux. Je n'ai pas attendu le scénario de la saison dernière pour avoir un naturel prudent et savoir que les équilibres sont très fragiles dans le foot, surtout avec ce que l'on a connu. Il faut être prudent mais optimiste, pleins d'espoirs mais lucides aussi.
Le rôle de Claude Makelele
L'apport de Claude est incontestable mais c'est avant tout sa qualité de joueur qui compte. Je pense qu'il peut même mieux faire parce que physiquement il n'est pas à son maximum. Je ressens à travers les séances qu'il revient bien.
Le déplacement à Sochaux (samedi, 19h00)
On y va avec détermination et avec une tendresse particulière car c'est un endroit qui nous restera cher ad vitam eternam. C'était le cas avant mais ça l'est encore un peu plus depuis l'année dernière. On y a connu un vrai soulagement et un bonheur (sa victoire 2-1 à Bonal a permis au Paris-SG de se maintenir en L1, NDR). On y va pas en pélerinage mais... ce sera particulier. Ce sera un moment toujours particulier dans mon parcours. Les gens peuvent difficilement le comprendre mais moi j'y suis attaché. Je savais ce que cela représentait pour un club, pour les supporters, pour nous. Je n'oublierai jamais la balle qui roule dans le but (but décisif de Diané, NDR)».