Et oui, Boskovic devrait jouer :
La pression est déjà sur Boskovic
STADE DE LA MOSSON ( MONTPELLIER), LE 30 AOUT. Branko Boskovic ( ici devant le gardien héraultais Rudy Riou). ( LP/OLIVIER LEJEUNE.)
UNE CHOSE EST SÛRE : Branko Boskovic ne devrait pas laisser indifférent, notamment les supportrices présentes demain soir au Parc des Princes pour la réception de Toulouse. Grand brun longiligne au sourire timide mais ravageur, ce Serbe de 23 ans sera le « nouveau chouchou » des supporters parisiens, comme l´a prédit le président Francis Graille lors de la signature de l´international yougoslave le 27 août dernier. Sa première apparition dans l´antre du PSG constitue un événement. Peut-être davantage du fait de la curiosité suscitée par les débuts de cet inconnu du public français que de sa possible emprise technique sur le match. Aussi talentueux qu´il soit, il sera difficile pour Boskovic de briller d´entrée. Débarqué en France le mercredi 27 août en compagnie de Francis Graille et Vahid Halilhodzic, partis la veille le recruter à l´Etoile rouge de Belgrade, le milieu de terrain gaucher parisien n´a côtoyé ses nouveaux coéquipiers que quatre jours depuis lors. Et il n´a participé qu´à deux entraînements avec le groupe : le vendredi précédant le match à Montpellier ( défaite 3-2) et hier. Ce ne sont pas ses dix-huit minutes de présence contre le club de Louis Nicollin qui lui ont permis de compenser son manque d´automatisme avec ses partenaires... La trêve internationale, qui vient de mettre entre parenthèses les différents championnats européens, n´aura pas permis de compenser ces carences. Parce que Boskovic a rejoint sa sélection nationale, pour affronter l´Italie ( 1-1) mercredi dernier, au lendemain du match de Montpellier et n´est réapparu au camp des Loges que jeudi en fin d´après-midi, à la fin de la séance du jour...
Cubilier : « Je pense que c´est un bon joueur »
Alors, délicat d´imaginer, pour l´heure, l´un des ultimes jokers du PSG dans le rôle du généreux ( et nécessaire) pourvoyeur de passes décisives pour Pauleta. Quand on interroge les joueurs parisiens sur leur nouveau coéquipier, c´est le scepticisme qui s´exprime. « Je pense que c´est un bon joueur, mais maintenant je ne peux rien vous dire de plus... » confie Eric Cubilier. Vahid Halilhodzic, qui fonde de nombreux espoirs sur le Serbe pour animer le flanc gauche de son équipe, se montre lui aussi résigné. « Il a joué vingt et une minutes contre l´Italie alors qu´il pensait faire tout le match et il a donné quelques bons ballons. Il m´a dit qu´il s´est beaucoup entraîné, explique l´entraîneur parisien. Il a deux jours avec nous avant Toulouse... » Un laps de temps bien court pour peaufiner son entente avec ses coéquipiers.