Foot - Coupe - PSG - Le Guen et «l'inexplicable»
Paul Le Guen (Photo L'Equipe) n'arrive pas à expliquer comment son équipe peut peiner en Championnat et jouer deux finales dans les deux coupes la même année. «On est en passe de gagner une deuxième finale, on pourra la savourer d'autant plus qu'on fera les efforts en Championnat. Il y a quelque chose d'irrationnel, il y a une part de reussite inexplicable. Il faut prendre les choses comme elles viennent», a-t-il déclaré à l'issue de la rencontre. L'ancien coach de Lyon n'a pas manqué de rappeler ce qui était l'objectif principal du club : «J'ai l'esprit très clair avant samedi et j'ai dit aux joueurs de se reconcentrer immédiatement. Mon esprit est déjà tourné vers le Championnat. Il faut soigner les bobos, ça m'inquiète pour samedi.»
Jérôme Alonzo, auteur d'un bon match dans les cages parisiennes, n'est pas dupe sur la performance des siens : «Il y a un hold-up sur la deuxième mi-temps mais ce n'est pas l'équipe la plus méritante qui passe, c'est la Coupe.» Il en a profité pour évoquer sa situation personnelle. «Le Stade de France ne sera peut-être pas ma dernière sortie avec le PSG. En tout cas, vous le saurez avant la finale», a-t-il précisé. Enfin, le président parisien Simon Tahar n'a pas boudé son plaisir. «Je peux vous garantir que je savoure, a-t-il lancé. Cela fait trois matches où il se passe des choses, même s'il y a eu une petite désillusion face à Toulouse. Il y a une unité dans le club, une solidarité, on se bat plus qu'on se battait avant. On sait qu'il peut y avoir une très belle chose au bout». «C'est mon premier match vraiment officiel aujourd'hui, marquer mon premier but en professionnel et donner cette finale, c'est vraiment un jour exceptionnel pour moi, a lâché Yannick Boli. Le coach m'a dit ce que je devais faire et ça a payé. Aujourd'hui, il faut profiter et se reconcentrer sur le Championnat».
Du côté d'Amiens, la déception était forcément de mise après un échec si près du Stade de France. «Ce match, on va le revivre souvent dans nos têtes parce qu'on est passé tout près comme on dit, et la porte du Stade de France s'est refermée ce soir, a murmuré le coach amiénois, Ludovic Batelli. Cela s'est joué sur un détail, sur une double faute de placement sur le but et un manque de spontanéité dans les 20 dernières minutes. Les occasions, on les a eues, les situations, on les a eues, et puis malheureusement ce but à 12 minutes de la fin nous a coupé les jambes. Je n'ai rien à reprocher aux joueurs, sauf peut-être l'entame de match, où pendant une demi-heure on a joué avec le frein à main. On a fait une bonne deuxième mi-temps dans l'ensemble, mais il n'aurait pas fallu faire cette petite faute à la fin. Ils ont eu une occasion, ils ont marqué. C'est un peu cruel, mais c'est le football, c'est comme ça».