Foot - L1 - Paris-SG - Le Guen : «Comme avant»
Paul Le Guen reste fidèle à sa ligne de conduite. Malgré la démission d'Alain Cayzac, la nomination d'un conseiller sportif, Michel Moulin, et la grogne des supporters, venus en masse lundi au Camp des Loges, l'entraîneur du Paris-SG n'a pas souhaité «faire de confidences» sur ce qui se trame dans les coulisses du club de la capitale. Michel Moulin lui a-t-il conseillé de préférer Jérôme Alonzo à Mickaël Landreau contre Auxerre, comme certaines rumeurs l'affirmaient ? A-t-il procédé cette semaine à des changements dans ses mises en place techniques ? Considère-t-il l'arrivée de l'actuel patron de Paru Vendu comme une mise sous tutelle de son rôle de technicien ? Autant de questions restées sans réponse. «Je continue à travailler comme avant, mais avec un interlocuteur différent, a-t-il insisté. Dans le fonctionnement, il n'y a rien de nouveau. Je fais mes séances, je fais mon équipe».
S'il n'entend pas commenter «des décisions prises au-dessus de (lui)», l'ancien coach de l'Olympique lyonnais avoue tout de même avoir craint un possible licenciement lors de la réunion organisée dimanche, au lendemain de la lourde défaite concédée à Caen (0-3). «Lorsque vous êtes relégables à quatre journées de la fin, ça vous traverse un petit peu (l'esprit). Vous vous laissez aller à penser à ça. Mais très vite vous vous ressaisissez.» Il assure, en revanche, n'avoir jamais songé à démissionner. «Comment pouvez-vous imaginez, alors que l'espoir demeure, que je vais quitter ma place ?, s'est-il offusqué. Hors de question ! Je reste, je me bats avec mes joueurs pour défendre nos chances jusqu'au bout. Je me dois de ne pas renoncer. Je vais me bagarrer et m'accrocher parce que j'aime ce club.»
Sur le match d'Auxerre, samedi (17h10), et l'état d'esprit de ses troupes avant ce rendez-vous crucial, Le Guen n'a pas voulu s'avancer, rappelant qu'avant la claque subie en Normandie, «rien ne présageait un match aussi mauvais». Tout juste a-t-il confié que les entraînement effectués à huis clos au Parc des Princes avait été «une bonne décision» et que «selon les évènements» il pourrait choisir de reconduire cette opération. Il a également déclaré que le début de la semaine avait été «pénible», mais «pas surprenant». «Après Caen, j'ai senti les joueurs marqués (...) Aujourd'hui, je les sens bien, mais c'est à eux de répondre à l'attente. Je suis avec eux, autour d'eux. Je ne les lâche pas. Je suis plus que jamais présent à leurs côtés.» Et de conclure : «Le plus important, ce n'est pas Paul Le Guen, Michel Moulin, ou je ne sais quoi, c'est le club. Si on s'en sort, l'essentiel aura été fait.»