" Affaire Leroy : Fernandez s´en mêle"
LE CLIN D´OEIL ne pouvait pas être plus fort. Les joueurs parisiens étaient en plein tennis-ballon hier soir vers 18 h 30 quand Jérôme Leroy, écarté depuis dimanche par Vahid Halilhodzic, a répondu par téléphone à Luis Fernandez, nouvel animateur de l´émission « Luis attaque » sur RMC Info. Extrait. Luis : « Jérôme, j´ai lu que tu serais une taupe... » Leroy : « Je ne sais pas. J´ai signé au PSG car vous aviez fait des efforts pour m´avoir. Le contrat se poursuit. J´ai toujours donné le maximum à Marseille ou à Paris. Je ne comprends pas. » Dans la soirée, un dirigeant parisien confiait au sujet de cet épisode : « C´est quand même invraisemblable ! »
Les associations de supporters souhaitent rencontrer Graille L´affaire Jérôme Leroy se poursuit donc. Hier matin, Francis Graille a reçu le joueur pour lui expliquer la situation. Le ton est resté courtois entre les deux hommes. Cela n´avait pas été forcément le cas la veille entre Halilhodzic et son milieu de terrain. Graille a remis au joueur un document le dispensant des entraînements jusqu´à lundi. Au passage, il lui a fait part de son regret de l´avoir prévenu si tardivement ( dimanche) de sa mise à l´écart, tout en expliquant qu´il assumait pleinement la décision de son entraîneur. Désormais, le club compte trouver une solution dans les prochaines heures. Il faudra se montrer habile. Un transfert ne satisfera pas Leroy qui ne souhaite pas faire de cadeau au PSG. Son contrat court jusqu´en 2006 et lui rapporterait plus de 1,5 M€. C´est cette somme qu´il réclame en échange de son départ. La négociation sera âpre. Le joueur a déjà prévu de recourir à un préparateur physique personnel si elle devait durer. Si aucun accord n´est trouvé, le PSG se retrouverait dans une situation délicate. Les associations de supporters souhaitent rencontrer Francis Graille au plus vite pour évoquer l´affaire. Pour le moment, les partenaires de Leroy restent discrets en public sur le sujet. Hier, le capitaine Frédéric Déhu, pourtant très proche de son coéquipier, se contentait de dire : « Je n´ai pas à juger ce qui se passe. Ça ne me regarde pas. C´est toujours difficile de perdre des équipiers. Mais à l´heure actuelle, il faut faire sans lui. »
David Opoczynski ( avec J.L.)
Le Parisien , vendredi 05 septembre 2003