Foot -L1 -Paris-SG - Hellebuyck :«Je vais partir»
Jamais utilisé en championnat sous l´ère Le Guen, David Hellebuyck n´envisage rien d´autre qu´un départ en juin prochain. Avec lucidité. «Je vous remercie de vous intéresser à moi». C´est par ces mots que David Hellebuyck débute l´entretien. Il faut dire que le milieu de terrain parisien a complètement disparu de la circulation, et ce depuis plusieurs mois. Sa dernière apparition en Ligue 1 avec le maillot du PSG remonte au 13 janvier contre Valenciennes. La «der» également de Guy Lacombe à la tête de l´équipe.
«J´avais beaucoup tenté ce soir-là, sans rien réussir, se rappelle l´intéressé. Le public m´a sifflé et j´ai été remplacé à la mi-temps. On ne peut pas dire que je sois sorti du groupe sur une bonne note», déplore aujourd´hui celui qui n´allait bientôt plus se faire aucune illusion sous les ordres de Paul Le Guen. «Il m´a dit d´entrée qu´il ne compterait pas sur moi. Sur le coup, c´est dur à entendre. Mais j´ai continué à travailler, à tout donner pendant la semaine. Manifestement, ça n´a pas suffi». Cantonné depuis à l´équipe réserve, l´ancien Stéphanois a vraiment hâte que la saison se termine. «C´est vraiment une année noire, pour moi mais aussi pour tout le club. Il s´est passé tellement de choses négatives qui ne nous ont pas facilité la tâche... Mais le groupe va mieux. Il y a une nouvelle cohésion, moins de nervosité. Les gars ont retrouvé le goût de l´effort. À eux maintenant d´assurer le maintien. C´est le plus important aujourd´hui, bien plus que le cas de David Hellebuyck...». Le joueur, à qui il reste deux années de contrat dans la capitale, lève tout mystère en ce qui concerne son avenir.
«Je vais partir, c´est mieux pour tout le monde»
«C´est difficile de partager la joie de vos coéquipiers qui ont remporté un match la veille lorsque vous, vous avez joué en CFA... Alors tout ce que je veux, c´est retrouver du temps de jeu. Et je ne vois pas comment cela sera possible à Paris la saison prochaine. Je ne suis pas le deuxième choix, mais le troisième, voire le quatrième... Il faut que je parte. Ce sera mieux pour tout le monde». Au mercato, déjà, l´idée d´un départ avait été évoquée en interne. «Au club, on m´avait dit que c´était préférable, oui... J´avais quelques contacts. Mais j´ai refusé pour des raisons familiales».
S´il affirme aujourd´hui privilégier la France, la future destination du milieu de terrain parisien sera surtout fonction de l´entraîneur en place. «Je veux travailler avec quelqu´un qui me fait confiance. Il n´y a pas plus important à mes yeux». Pas question cependant de jeter l´opprobre sur Paul Le Guen. «Il a toujours été franc avec moi. Ceux qui ne jouent pas le week-end, il ne les met pas de côté. Il n´y a rien à dire de ce côté-là. Il est très pro, très clair dans son fonctionnement. Je ne recherche aucune excuse. Si je ne joue pas, c´est que je n´ai pas su convaincre, c´est tout». Une question demeure : David Hellebuyck, 28 ans, ne regrette-t´il pas d´être parti de St-Etienne où personne n´est parvenu à le remplacer sur le flanc gauche ? «Si c´était à refaire, je referais la même chose. Lorsque j´ai demandé une prolongation, les dirigeants stéphanois ont manqué de reconnaissance à mon égard. Ils ont fait le même coup à Fred Piquionne en début de saison. On connaît le résultat (...) Paris était un super challenge pour moi. J´ai fait le maximum pour réussir, mais ça n´a pas marché. Je n´ai rien à regretter. J´aurais essayé».
Propos recueillis par Julien Gourbeyre