Foot- L1 : Paris pas transfiguré contre Toulouse
Le Paris-SG, même managé par Paul Le Guen, reste bloqué au Parc des princes, où il a concédé un 0-0 à Toulouse, mercredi en match en retard de la 16e journée. Il y aura beaucoup à dire sur les signes un rien encourageants enregistrés après le plongeon collectif de Valenciennes (1-2), cinq jour plus tôt. Mais l´impuissance du club de la capitale à domicile reste préoccupante. Il a seulement gagné chez lui trois de ses onze matches, n´a plus gagné depuis la fin octobre contre Rennes (1-0), et son avance sur le premier relégable, Troyes, n´est que de trois points. Toulouse prend au contraire un point précieux et lui fait gagner une place (9e), récompense plutôt légitime d´un match accrocheur à défaut d´avoir été aussi marquant que la victoire face à Lyon (2-0).
Si le « choc psychologique » ne s´est pas produit, et de toute façon le président Cayzac n´y croyait pas, Paris a au moins arrêté la chute libre qui le menait droit en L2. Le Paris-SG a bien mené, mais seulement au nombre d´occasions, le terme étant lui-même un peu fort. Ça n´a jamais maintenu personne en L2, mais cela faisait longtemps que ça ne s´était pas produit. Mickaël Landreau n´a ramassé que des miettes, et ce n´était pas forcément gagné face au perforateur Johan Elmander, encore impressionnants sur quelques duels. La sortie précoce de Laurent Batlles sur blessure (20e) n´a pas aidé le TFC à nourrir exagérément son ambition. Face à lui, le Paris-SG n´avait rien d´un Européen en puissance et tout d´une honnête équipe de L1, volontaire mais éparpillée. Les joueurs ont au moins arrêté de se cacher au moment de demander le ballon. Le retour de Rothen sur les côtés, sa conservation du ballon, son abnégation et sa justesse de passe, ont colorié l´ordinaire. Le Parc ne s´y est pas trompé, applaudissant l´ancien blond à sa sortie à la 80e minute. La nervosité de Pauleta reste étonnante pour un capitaine leader de troupes, mais Paul Le Guen a sans doute quelques idées sur la façon d´apaiser le Portugais.
Ses meilleures occasions, le Paris-SG se l´est procuré dans les airs, notamment sur coups de pied arrêtés. Même si le public a vu, en première période essentiellement, quelques mouvements à trois qui avaient disparu de cette pelouse, Nicolas Douchez ne s´est jamais trouvé en flagrante difficulté, et surtout pas dans le jeu. Il a manqué la précision à la plupart des têtes (Pauleta 5e, Armand 16e), à l´unique frappe de Pauleta (57e), et aussi de la réussite. Dao avait bien stoppé de la main droite une tête de Kalou (23e), mais M. Ledentu l´a estimée involontaire. Parfait symbole du match, c´est à nouveau sur une tête, à côté, que l´Ivoirien a fait passer un frisson dans les travées d´un Parc encore clairsemé, à la dernière minute. Toulouse n´a pesé que sur des tentatives individuelles de son attaquant Suédois, ou Bergougnoux en début de match. Le Parc a arrosé tour cela de sifflets retenus, là où le 0-0 contre Nice, voilà trois semaines, avait été couronné d´une parfaite bronca, pour un spectacle guère plus honteux. L´équipe de Paul Le Guen a encore un ou deux jokers chez lui. Guère plus. - Cé. Ro. (au Parc des princes)
C´est quoi ces journalistes anti-psg ?