Cayzac «sans haine» pour Dhorasoo
Au lendemain de l´entretien préalable avec Vikash Dhorasoo, le président du Paris-SG Alain Cayzac a affirmé mardi ne pas avoir pris de décision quant au devenir du joueur qui risque un licenciement mais a souligné qu´il ne voulait pas entrer en conflit avec l´international français.
«Aucune décision n´est prise. On ne peut pas prendre une décision avant 48 heures. On a un délai d´un mois, je prendrai ma décision sans haine, a-t-il expliqué lors de la Grande Edition sur L´Equipe TV. Vikash a été mis à pied, ce n´est pas une sanction. Ce qui m´intéresse, ce n´est pas de punir pour montrer mes biceps, de faire un exemple (...) Ce n´est pas un mano a mano avec Dhorasoo. Moi, je défends le PSG, je prendrai une décision dans l´intérêt du club.»
«Il n´est jamais interdit de réfléchir», a ajouté le dirigeant parisien qui a souligné une nouvelle fois le parallèle entre les clubs de football et le monde de l´entreprise : «On a suivi un processus normal dans une entreprise. les clubs de foot sont des entreprises comme les autres. Dans une entreprise, il y a des règles qui s´appliquent comme les autres. Le joueur a des droits et aussi des devoirs.»
Outre le cas Dhorasoo, Cayzac est revenu sur le départ poussif de l´équipe cette saison et ses débuts en tant que dirigeant : «C´est un peu plus compliqué que je le pensais. Il y avait une grosse attente. Seuls 20% de la saison ont été disputés, il reste 80% de la saison pour être meilleur.» Parmi les explications pour les performances décevantes du club : «la dictacture du court terme». «A chaque match, on risque l´échafaud si l´on perd», a-t-il regretté.
Le rebond du club ne se fera pas par un chamboulement de l´équipe au mercato, selon lui : «Il n´y a pas de départ envisagé, donc pas d´arrivée envisagée». Dans son viseur également, la masse salariale trop élevée «digne d´un club de Champions League». Une annonce sage au vu des 12 millions d´euros de pertes réalisées la saison dernière par le Paris-SG.