Foot-L1-PSG : Cayzac :«Je ne suis pas fataliste»
Conscient d´un début de saison qu´il juge «mauvais», le président du Paris Saint-Germain, Alain Cayzac, affirme qu´il fera bientôt un point sur la situation. Le match contre Derry City en UEFA jeudi soir en Irlande du Nord est donc capital car il fait partie de ces rencontres dont se servira le dirigeant parisien pour mettre les choses à plat. Alain Cayzac ne veut pas entendre parler de crise mais il saura se faire entendre. Les joueurs sont donc prévenus.
«Alain Cayzac, vous avez jugé «mauvais» le départ en Championnat du PSG. Avez-vous, au-delà de ce sentiment, des motifs plus sérieux d´inquiétude ?
Je ne vais pas prétendre que je suis ravi de ce qui se passe. Je suis déçu mais je suis encore plus déterminé à me battre pour l´équipe. Quand on a une série comme ça, qui n´est pas bonne pour nous, il faut bosser encore plus dur sinon, il faut faire autre chose dans la vie. Il faut motiver encore plus les troupes et montrer encore plus de solidarité. Je ne suis pas le président d´un mois et demi mais je m´inscris sur du long terme. Si je vois que mes choix n´ont pas été bons, je saurais en tirer les conséquences, les actionnaires aussi. Je répète que je suis déçu mais déterminé.
Vous n´aimez pas parler de crise ?
Je déteste ce mot de crise car il a foutu le club au tapis depuis 10 ans ! Ce mot crise, c´est un mot de faiblesse, je suis là pour bâtir, pas pour encourager la déprime. Il y a un manager au club, un président et mon rôle n´est pas d´en rajouter en terme de catastrophisme. On fera un point avec l´entraîneur mais nous sommes là pour encourager, pour se battre mais pas pour parler de crise comme j´ai pu l´entendre après la défaite contre Lorient !
Mais pensez-vous au moins tirer la sonnette d´alarme si les mauvais résultats devaient perdurer ?
C´est pareil, je n´aime pas ce mot sonnette d´alarme ! Ce n´est pas un mot de mon vocabulaire ni d´ailleurs un mot que l´on utilise en entreprise, d´où je viens. C´est un truc du café du commerce ce mot sonnette d´alarme. Je suis un homme d´entreprise et je n´ai jamais entendu ça. Alors évidemment, je ne vais pas non plus rester dans la béatitude. On n´est pas là pour changer de cap tout le temps. Je ne suis pas du genre fataliste, j´ai des idées mais je souhaite profondément que la confiance revienne pour faire de bons résultats.
L´UEFA peut-elle déclencher un sursaut des joueurs ?
Oui, on peut se refaire une santé mais il faudra être solide.
Comment expliquez-vous ce départ en marche arrière du PSG ?
Ce que je pense, c´est que les joueurs manquent de confiance en eux. Ils sont capables de bien jouer, on l´a vu contre Lille et puis après, la confiance s´amenuise. Ce sont des joueurs de haut niveau, il y a 15 ou 16 internationaux, ils sont habitués aux matches importants mais à un moment la confiance s´en va.
Comment pensez-vous les motiver ?
A chacun son rôle, l´entraîneur saura trouver les bons mots. Mon objectif à moi et Guy Lacombe le partage, c´est que l´équipe joue moins petits bras et plus sur le long terme. Il faut essayer de gagner de la régularité. Les résultats viendront avec de la régularité. J´en suis persuadé.
Parlez-vous souvent aux joueurs ?
J´ai l´habitude de parler quand c´est utile ! Les discours, ça va, mais la vérité, c´est le terrain. J´ai parlé aux joueurs la semaine dernière avant le match contre Marseille et quelques mots au Parc lundi lors de la photo officielle. Je suis conscient de la tâche, des difficultés et des mauvais résultats du début de saison mais je ne suis pas là pour dresser un bilan après cinq journées. Il y a un temps pour parler et un temps pour agir. J´ai des idées, comme je l´ai dit, encore quelques matches et on fera le point sur la situation. »
Mouais, il a pas spécialement tord.