PSG / FABRICE PANCRATE :
« J’ai eu raison de rester »
Prêt à faire ses valises au mois de janvier, Fabrice Pancrate est finalement resté au PSG, convaincu par le discours du nouvel entraîneur Guy Lacombe. Un bon choix puisque quatre mois plus tard, le voilà avec un premier titre à son palmarès.
Fabrice Pancrate, vous voilà vainqueur de la Coupe de France. Malheureusement, vous n’êtes pas entré en jeu lors de la finale contre Marseille. Etes-vous un peu déçu ?
Dans ce genre de match et dans ces conditions, on aspire toujours à jouer et à profiter de la partie. Mais quand on voit le scénario, on ne peut être que content. De jouer ou de ne pas jouer, ce n’est pas l’important. C’est tout un groupe qui gagne, même si tu ne rentres pas sur le terrain. C’est mon premier titre dans un beau stade. Quand tu signes au PSG, c’est pour gagner des titres et connaître ce genre d’émotions.
Qu’allez-vous faire de votre médaille ?
Je vais la mettre dans mon bureau à coté de celle que j’ai gagnée au Mans lors de la montée en Ligue 1.
On vous a vu avec votre caméscope tout au long de la soirée…
Ils m’ont tous chambré parce que je suis arrivé avec mon caméscope lors de la mise au vert et ils ne s’y attendaient pas. J’ai tout filmé. Je me suis fait un bon petit film. Je vais faire le montage tranquillement sur mon ordinateur.
Finalement, cette Coupe de France est un beau clin d’œil. En janvier dernier, vous étiez plus proche d’un départ que d’autre chose…
Dans une carrière de footballeur, il faut savoir prendre des décisions. Quelques fois, tu en prends des bonnes et d’autres moins bonnes. Il a fallu ce petit clin d’œil du coach pour me faire rester, même s’il ne me garantissait rien. Il me connaissait et je savais qu’on partait sur de bonnes bases. Je me suis intégré de plus en plus dans le groupe. Avec cette Coupe de France, j’ai eu raison de rester. Je ne regrette pas. Tout joueur rêve d’un titre. On commence par une Coupe de France et on va aller chercher les autres.
« Dans un premier temps, je suis parisien »
Que vous a apporté Guy Lacombe depuis son arrivée à Paris ?
Il a apporté une touche tactique. C’est ce qui nous faisait un peu défaut. Depuis quelques matchs, on ressort pas mal le ballon. Avant, on était plutôt en train de balancer dès que cela devenait chaud. Les joueurs ont plus confiance en eux. Et quand tu regardes chacun d’eux, certains ont un déjà un titre, d’autres sont internationaux, il y a de grands noms du football. Ce n’est pas une « fausse » équipe. Le coach a su nous faire prendre conscience de nos qualités. Quand tu regardes la feuille de match, tu es obligé de pouvoir jouer au football avec ce genre de joueurs. C’est juste une prise de conscience du potentiel de l’équipe et de mettre tout en œuvre sur le terrain. On est passé par certains travers et aujourd’hui, le coach a su associer tous ses joueurs pour former un vrai collectif. Si tout le monde adhère à son discours, Paris va vivre de beaux jours.
Comment voyez-vous cette fin de championnat pour Paris ?
On va terminer en roue libre et se faire plaisir. Surtout contre Ajaccio samedi. C’est le dernier match au Parc des Princes et on veut faire plaisir à nos supporters pour qui cela n’a pas été évident cette année. Le petit creux de décembre-janvier nous a fait mal. Mais il ne faut pas avoir de regret et se contenter de la Coupe de France.
Et qu’en est-il de votre avenir au PSG désormais ?
Pour l’instant, je suis sous contrat. Mais tout peut arriver dans le football. Cela dépend des intentions de chacun. Après, on en discutera.
Quel est votre souhait premier ?
Avant tout, c’est la stabilité. Mais on n’est jamais sûr de rien. Imaginons qu’un club vienne et propose quelque chose que tu ne peux pas refuser, comme s’est arrivé pour Lorik (Ndlr, Cana) ou d’autres. C’est la vie. Le football, c’est notre gagne pain aussi. Mais dans un premier temps, je suis parisien. Après, on verra…