PSG-Lyon : Les réactions
Gérard Houllier (entraîneur Lyon) : «Les grincheux ne pourront pas dire qu´on a gagné en regardant la télévision ! C´est rare de pouvoir jouer sans stress. D´habitude, je prône l´humilité, mais cette fois, j´avais mis l´accent sur la fierté, et le fait d´être à la hauteur de l´exploit que les joueurs ont réalisé avec ce 5e titre. J´ai aussi mis l´accent sur le devoir. Quand on est champion, on a des obligations, on doit garder l´esprit compétitif, ne rien lâcher, et bien jouer... On a battu le record de victoires à l´extérieur, il y en d´autres à battre. Une grande équipe ne perd jamais deux fois de suite. 1-0 c´est peu cher payé par rapport à notre domination technico-tactique. Ce titre appartient à tous les gens qui travaillent au club. Il y a un peu plus d´émotion que samedi parce que je remporte ici un titre, comme Joël Bats, 20 ans après avoir été champion au Parc dans la capitale qui en attendait un depuis 50 ans (Houllier et Bats sacrés champions de France en 1986 avec le PSG).
Guy Lacombe (entraîneur du Paris-SG) : «J´avais dit que Lyon ne serait pas une équipe au rabais. Ils sont les champions, ils ont l´orgueil d´un champion et ils l´ont montré. Il y a une maîtrise collective des Lyonnais qui en dit long. On aurait pu égaliser mais il aurait fallu plus de réussite, celle qu´on a eu contre Lille (2-1). Mais bon, Lyon aurait aussi pu marquer un deuxième but... Lyon, c´est une grosse équipe, c´est plus fort que nous. Ils ont une confiance forte, un potentiel important. Il y a un gros écart. On l´a vu. Sur les derniers matches à la maison et même à l´extérieur, on a tenu la dragée haute aux équipes qu´on a rencontrées mais ce soir honneur aux vainqueurs. En France, il y a Lyon et les autres. Maintenant en ce qui nous concerne : là, la 3e place paraît maintenant difficile. Le match de jeudi (demi-finale de Coupe de France) devient encore plus important. L´objectif est de passer en finale. Ce sera compliqué à Nantes. La défaite n´est pas la meilleure façon d´aborder le match mais on ne tombe pas tous les soirs sur un adversaire comme Lyon.»