Il est sorti le dernier des vestiaires, la mine pas franchement réjouie. Après la séance de décrassage, hier matin, Laurent Fournier n’avait toujours pas vu les images de la défaite à Saint-Étienne (0-3), mais il avait déjà pointé les errements de son équipe. Et l’entraîneur du PSG ne semble pas décidé à patienter jusqu’à demain et la venue de Lille pour procéder à des changements.
Qu’avez-vous dit à vos joueurs avant la séance d’hier matin ?
Je leur ai dit ce que je pensais, ce que j’avais sur le coeur après la défaite contre Saint-Étienne. Ce que j’ai vu n’a rien à voir avec l’envie de jouer, ça n’a rien à voir avec l’esprit du foot.
Que leur reprochez-vous ?
On n’a pas… (Il se tait et réfléchit.)
Quand on voit un joueur de Saint Étienne qui gagne son duel avec trois joueurs de Paris, je me pose des questions.
Quelles questions ?
Est-ce qu’on a la qualité pour jouer les premiers rôles ? Est-ce qu’on est capables d’atteindre les objectifs qu’on s’était fixés en début de saison ? J’attends de voir. Mais c’est frustrant. Et c’est dommage qu’à chaque fois qu’on a la possibilité de passer un cap et de se rapprocher de nos objectifs on soit toujours déçus.
Dès que votre équipe encaisse un but, elle semble complètement effondrée. Partagez-vous cette impression ?
J’ai effectivement le même sentiment. On est complètement désorganisés dès qu’il y a une période de flottement. Parfois, on joue petit bras, on fait des passes de deux ou trois mètres, car personne ne veut prendre de risques. Et quand on prend un but, on ne réagit pas, on n’est pas percutants.
Quelles étaient vos consignes avant le match à Saint-Étienne ?
Je leur avais demandé de jouer, de presser. Avant le premier but, Saint Étienne n’a d’ailleurs pas eu une occasion. C’est nous qui leur avons facilité les choses. On va essayer de réagir mercredi (demain). C’est bien de jouer trois jours après cette défaite. Mais, pour le moment, on est à notre place. J’espère qu’on peut faire mieux. J’espère…
Comptez-vous vous appuyer sur les tests psychologiques effectués la semaine dernière ?
(Ferme.) Non. Les tests, ce sont les tests. Moi, je n’aime pas.
Le nombre important de blessés (Rothen, Kalou, Letizi) et la suspension d’Armand peuvent ils expliquerces absences dans le jeu ?
Je ne vais pas mecacher derrière ça. Si on a l’ambition de jouer le haut du tableau, tout le monde doit être compétitif. Si, au moindre pépin, on se cache derrière ça, ce sera difficile. La victoire, c’est un groupe. La défaite, c’est un groupe également.On est tous responsables.
En voulez-vous à vos joueurs ?
Bien sûr que je leur en veux. J’espère qu’ils vont revenir dans de meilleures dispositions contre Lille, mercredi.
Y aura-t-il des changements ?
On verra… J’espère simplement qu’ils vont comprendre ce que je leur demande.