Commission de discipline
Face à des sièges vides...
Huis clos. Voilà deux mots dans l’embellie actuelle dont on se serait bien passés. Après avoir instruit une enquête sur les débordements entre deux groupes de supporteurs parisiens ( Tigris et Boulogne Boys) survenus lors de Strasbourg-PSG, la commission de discipline a décidé de sanctionner le PSG d’un match à huis clos. Une décision qui pénalise à la fois le club et ses « vrais » supporters.
Au Parc des Princes
Le 7 août prochain, le PSG débutera la saison 2004-2005 devant des sièges vides. En suspendant d’un match le PSG, la commission a eu la main lourde avec l’un de ses deux représentants lors de la prochaine Ligue des champions. Une décision très vite commentée par Francis Graille, le Président du PSG. « Cette sanction à l’égard du Paris Saint-Germain, pénalise un club en pleine période de recrutement afin de constituer une équipe capable de représenter dignement la France lors de la prochaine Ligue des champions, mais surtout elle lui coûte 3 millions d’Euros soit à peu près 5% de son budget global. »
Le 1er mai dernier au stade de la Meinau à Strasbourg, les Tigris et les Boulogne Boys s´étaient violemment affrontés dans la tribune réservée aux supporteurs visiteurs ( une cinquantaine de blessés dont cinq graves), ce qui avait provoqué l´intervention des forces de l´ordre et une interruption de la partie de plusieurs minutes. Compte tenu de la gravité des faits, la commission de discipline avait choisi de soumettre cette affaire à instruction. Dans la foulée, Francis Graille prenait la décision de suspendre les deux derniers déplacements officiels de la saison ( Bordeaux et Bastia). Une mesure courageuse qui n’a semble-t-il pas convaincu les membres de ladite commission.
Après avoir écouté une dernière fois les responsables de la sécurité du PSG, la commission a donc rendu son avis. Une décision pour laquelle le Paris Saint-Germain n’a pas encore fait savoir s’il fera appel ou non. « Jamais un club n’a autant investi dans la sécurité ( 2 millions d’Euros par an). Jamais un club n’a autant cherché à lutter efficacement contre le hooliganisme. Aussi, cette décision ne pénalise pas ces pseudo supporteurs, mais bien le club tout entier et ses vrais supporteurs » a conclu le Président parisien.