Foot - L1 - Lens - Monterrubio : «On y croit»
Olivier Monterrubio, le milieu de terrain de Lens, battu dimanche à Bordeaux (0-1), croit malgré tout aux chances des Artésiens d´accrocher la Ligue des champions. S´il n´explique pas l´actuel passage à vide de son équipe, il estime qu´une victoire face à Toulouse les relancerait totalement.
«Olivier Monterrubio, avec quatre défaites en six matches, Lens marque indéniablement le pas. Avez-vous une explication à cette baisse de régime ?
C´est un petit peu dur, mais beaucoup d´équipes connaissent à un moment de la saison un passage à vide. J´ai connu cela avec Rennes en début de saison. Lyon a également connu cela après la trêve de décembre. Nous c´est maintenant, et c´est difficile parce qu´on est sur la fin, et ce n´est peut-être pas le meilleur moment pour avoir un creux. Maintenant, c´est comme ça, on ne choisit pas.
Votre coach, Francis Gillot estimait que les trois revers avant la victoire face au Mans étaient principalement dûs à la malchance. Cette fois, il a reconnu que l´équipe a fait un mauvais match...
Hier, nous sommes tous passés à côté de notre match, il n´y a rien à en tirer de positif. Sur les autres défaites, on faisait quand même du jeu, on se procurait des occasions, mais on ne les mettait pas au fond. Les équipes adverses, elles, marquaient avec peu d´occasions. C´est vrai que c´était quelque part un peu de malchance. Mais le match d´hier est à oublier.
Il a même parlé de faiblesse technique...
On est passé complètement à côté. Il faut en tirer les conséquences et se remettre au travail pour battre Toulouse.
Votre calendrier, justement, ne s´annonce pas facile (Toulouse, Lyon...). La deuxième place vous paraît-elle encore accessible ?
On y croit, bien sûr. Mais il faut battre Toulouse pour rester dans la course, sinon ça va être difficile. Derrière, les équipes reviennent fort.
Quel est votre principal rival ?
Bordeaux, qui est dans une très bonne passe. Les Girondins sont devant, ils ont donc les cartes en main. Mais il faut aussi se méfier de Marseille, qui revient fort.
Et Rennes ?
Ils sont dans une bonne série, et ils peuvent être solides jusqu´à la fin. On sait que Rennes termine toujours très bien ses saisons. Ce n´est pas étonnant qu´ils en soient là, et c´est tant mieux pour eux. Mais je ne les vois pas arriver jusqu´à la Ligue des champions.
Un petit mot sur Nantes, qui a un pied en L2...
C´est dur à vivre, parce que c´est le club de mon coeur. J´ai vécu pas mal de saisons là-bas et j´y ai gagné tous mes titres. C´est dur de les voir dans cette situation. Maintenant, cela peut être un mal pour un bien. Mais il va falloir changer beaucoup de choses pour bien repartir. En gardant les choses en l´état, je ne pense pas qu´ils remonteront.
Que faut-il changer ?
Je ne suis pas au coeur du club, mais il y a beaucoup de choses à changer, déjà au niveau de la direction. La plus grosse erreur a été de laisser partir Raynald Denoueix».