Gigi Buffon, gardien de la Juventus, a commenté le but refusé à Muntari: "Je dois dire la vérité. Tout est allé si vite que je ne me suis pas rendu compte que le ballon avait passé la ligne. De toute façon, même si je m'en étais rendu compte, je n'aurais pas aidé l'arbitre."
Bel exemple de sportivité mais tout ne commence pas hier soir.
Le 5 février, Marotta commence à se plaindre après Juve-Siena: "Nous réclamons de l'équité et du respect."
Le 15 février, Conte après Parma-Juve: "Je sens une mauvaise atmosphère. Dans le doute, les arbitres préfèrent se tromper en notre défaveur. Pensez à nouveau au passé."
Allegri, qui connait le football et qui entend tous ces boniments, avait lancé ironiquement: "Je me serais bien amusé si l'arbitre avait annulé le but de Chiellini quand celui-ci balance le joueur qui le marquait. Si Ibra avait fait une telle chose, la faute aurait été sifflée. Et si jamais le but avait été annulé, nous aurions eu droit à la messe arbitrale."
Quand Conte fait référence à l'épisode "Calciopoli", le président de la fédération réplique: "Ces réactions sont des prémices de mauvaise augure."
Agnelli, tenant son bourdon de pèlerin: "Abete sur Conte? Ce sont des paroles inopportunes. Ou le président de la fédération commente les déclarations de tous les entraineurs et si tel n'est pas le cas, je m'insurge quand il commente celles du mien. Chacun devrait parler de soi-même."
Revers d'Abete: "S'il y a une volonté de polémiquer, elle ne vient pas de moi. Mes réflexions sont uniquement à la recherche d'un équilibre."
Enfin, Marotta à l'endroit du Milan: "Nous ne nous occupons pas de ce qui se passe ailleurs."
On en rajoute une couche au cas où certains n'auraient pas compris.
Alors oui. Hier soir, tout le monde a vu le but: les joueurs, les tifosi, les télévisions, les ramasseurs de balle mais pas les arbitres.
Scandale ? Vol ? Préméditation ?
Tout cela n'est, bien évidemment, que supputation suite aux
déclarations pleurnichardes des juventini.
Maintenant, le Milan est encore premier mais au final, dans les confrontations directes, les turinois ont un réel avantage.
Le Milan a donc son destin entre les mains et, en jouant comme hier soir, personne ne pourra l'empêcher de remporter le scudetto, au nez et à la barbe de ceux qui souhaitent retrouver un prestige d'antan qui court sur des périodes maculées de corruption et de dopage...
L'auteur de l'article a raison, depuis des mois les Juventini font les pleureuses, que ce soit les dirigeants, les joueurs ou les supporters. 