Christophe Galtier l'entraîneur stéphanois a décidé de mener toutes les séances d'entraînement de la semaine à huis clos afin de protéger son groupe de la pression du derby. Seule la séance de jeudi sera ouverte au public et aux médias.
Maxence Flachez formé à l'Olympique Lyonnais et désormais consultant sur la chaîne de l'OL (OL TV), a évoqué dans les colonnes du Progrès, l'importance du derby :
« Quand sortait le calendrier, on regardait tout de suite les dates des derbys, on ne parlait presque que de ces deux matches, et Raymond Domenech en jouait beaucoup pour nous motiver, tant il accordait d’importance à ces deux matches de l’année. Avec le temps, l’OL a grandi, a gagné des titres et a pris aussi l’habitude de finir devant l’ASSE au classement. C’est juste différent en ce moment. On se doit de faire un résultat, non pas seulement parce que c’est un derby, mais parce que l’ASSE est devenue un concurrent direct, comme Lille. Ce sera compliqué samedi parce que l’équipe stéphanoise est très équilibrée et n’est pas à ce niveau par hasard. Lyon est en reconstruction, mais malgré tout vise une qualification européenne. Si en plus d’atteindre cet objectif, l’OL finit devant l’ASSE, tant mieux »
Lubomir Moravcik qui aura marqué de son emprunte l'AS Saint-Étienne, grand technicien mais aussi grande gueule a évoqué dans les colonnes du Progrès, ses souvenirs du derby mais aussi les ingrédients qu'il faut y mettre pour l'emporter :
« Ah, ce derby, je m’en rappelle bien. Pascal Despeyroux avait marqué, et Etienne Mendy aussi. On avait une équipe solide. Un derby, c’est quelque chose de spécial. Ceux que j’ai joués avec le Celtic Glasgow face aux Rangers étaient encore plus tendus, des matches à ne pas louper. Ce que je peux dire, c’est que si vous êtes bon dans un derby, les gens vous respectent longtemps ! J’ai eu la chance de marquer deux fois lors de mon premier avec le Celtic. Les gens m’ont aussitôt adopté. Avec Saint-Etienne aussi. J’avais marqué à Gerland, nous avions fait 1-1. C’était un but gag. Le ballon avait roulé doucement vers la cage, et un joueur lyonnais l’avait poussé dans le but en voulant le repousser sur la ligne.
Il faut tout faire pour ne rien regretter. Etre prêts physiquement, mettre plus d’envie, de concentration, de détermination. Montrer à son adversaire qu’il ne gagnera pas les duels. C’est cela qui fait la différence. Mais ça demande aussi de ne pas se jeter, d’être intelligents, de se canaliser. En tous cas, pour tout joueur, ce doit être un plaisir avant tout de disputer de telles rencontres. C’est même un privilège. Cette fois, Saint-Etienne a une belle chance de l’emporter mais il ne faudra pas sous-estimer Lyon. Je vais suivre ça à la télévision, bien sûr. Un petit pronostic ? 2-1 pour Sainté. Mais ce sera serré!»