Les économies réalisées depuis trois ans par les dirigeants de l’AS Saint-Etienne ont permis au club de se stabiliser financièrement. Bien que le club dispose d’un douillet matelas de 9,3 millions d’euros de fonds propres, le sevrage n’est pas terminé. A l’instar de la plupart des clubs aujourd’hui, l’entité forézienne est toujours dans l’obligation de vendre. Lors de la présentation de ses vœux en janvier, le président du Directoire de l’ASSE, Roland Romeyer, a prononcé un discours raisonné et raisonnable à ce sujet. « Je pense qu’il y aura un joueur important qui partira en fin d’année afin d’équilibrer les comptes. Personne ne sera intransférable en juin », a-t-il déclaré sur le site de nos confrères d’Eurosport.
Cette déclaration fait l’effet d’une petite bombe, alors que les dirigeants stéphanois n’avaient guère semblé prêts à s’asseoir à la table des négociations, jusqu’à présent. Et lorsque Romeyer évoque « un joueur important », tous les regards se tournent vers Pierre-Emerick Aubameyang. Auteur de 16 buts cette saison, le buteur gabonais est courtisé par des clubs reconnus en Europe (Newcastle, Fiorentina, AC Milan). Il pourrait partir en fin de saison, mais pas à n’importe quel coût.
Toutefois, le Gabonais l’a dit : l’idée d’avoir encore la possibilité de jouer la Ligue des champions la saison prochaine avec le club qui l’a fait exploser au grand jour, le chatouille. Comme ses dirigeants. Mais dans la situation de l’ASSE, une qualification européenne ne constitue pas qu’un simple enjeu sportif. Combinée à une place dans le top 5 de la Ligue 1, elle offrirait à l’AS Saint-Etienne une manne financière importante, très utile pour combler un différentiel de trois à quatre millions d’euros. Et pérenniser définitivement ses comptes.