Foot - C1 : Saha : «Je travaille beaucoup»
Débarrassé de ses pépins physiques, Louis Saha déclare dans L´Equipe de mardi qu´il a bien l´intention de réussir une fin de saison aussi éblouissante qu´en 2006. Après une blessure aux adducteurs qui l´a tenu éloigné des terrains début 2007, l´attaquant de Manchester n´a pas beaucoup joué mais il est bien décidé à retrouver du temps de jeu. «Il faut toujours se battre. Contre un concurrent direct ou soi-même, précise t-il, c´est un éternel combat. A Manchester, les candidats en attaque sont nombreux. Physiquement je me sens mieux. Il va falloir que je me montre désormais un peu plus chirurgical.»
«Je suis très sévère avec moi, reconnaît t-il. Je suis tout le temps en train de travailler. J´ai même le titre de celui qui reste le plus longtemps à l´entraînement. Il faut toujours considérer la concurrence pour continuer à garder ma place.» Pour le match contre Lille, Saha reconnaît que le tirage au sort a été favorable au club mancunien : «Tout le monde voulait éviter le Real, Lyon, les grosses équipes. Alors il ne faut pas être hypocrite, Lille ce n´est pas un mauvais tirage, même si ça reste deux matches difficiles.» L´international français rappelle au passage «l´importance du Championnat qui représente un challenge énorme.» «La priorité c´est le championnat. Finir devant Chelsea, ce serait très beau. Il y a une marge de six points à gérer. La Ligue des champions, c´est deux matches.»
Concernant son avenir en bleu, le Mancunien admet volontiers son déficit d´image, même s´il ne se soucie pas beaucoup de son espace médiatique avant de conclure qu´il serait très déçu de ne pas disputer l´Euro 2008. «Henry, Cissé ou Trezeguet, leurs personnalités sont peut-être plus intéressantes que la mienne. Djibril (Cissé) est plus extravagant que moi. Son style plus flamboyant que moi. Certains estiment que l´essentiel est qu´on fasse parler de soi, en bien ou en mal. Moi ce n´est pas mon truc.» Enfin, la finale perdue contre l´Italie n´est toujours pas digérée : «I l faut du temps pour oublier. C´était affreux. A chaque fois, ça fait mal de revoir les images parce que c´est encore tout près, ça blesse. »