L'égocentrisme n'est pas une vertu ? Pourtant les grands personnages de l'histoire avaient tous une grande opinion d'eux-mêmes, de Jules César à Napoléon en passant par Alexandre le Grand. Même aujourd'hui un homme comme Barack Obama s'entend parler, la confiance en soi fonctionnant comme une source de motivation.
Je pense surtout que considérer le groupe comme un support est un signe d'assistanat, et donc de faiblesse. Je préfère compter sur moi-même que m'en remettre au jugement d'autrui, je préfère influencer / manipuler les autres dans mon intérêt que m'attacher à des personnes - dans une théorie globale, pas des proches. Je pense que tous les individus superficiels qu'on rencontre au cours d'une vie, sont totalement inutiles. Et la nature humaine est assez éloquente, on croise énormément de gens appartenant à cette catégorie. Dans ces conditions, mieux vaut penser à sa pomme d'abord. Après tout, on meurt seul. Même si on est encadré par la famille et les amis, au fond on est seul.
Les structures sociales sont volatiles, on peut tomber amoureux d'une fille, rester avec durant des années puis un jour tout s'effondre - c'est même très probable. On pense avoir un seul coup de foudre dans sa vie mais c'est faux, on rencontre sa conjoint car elle partage des similitudes sociales / spatiales etc… Si tu avais vécu à un autre endroit ou à une autre époque, tu aurais connu une autre fille dont tu aurais été éperdument amoureux. Comme quoi, rien n'est véritablement ancré, tout n'est que poussière. Je serai même catégorique là-dessus : l'amour est surcôtée, voire inventée de toute pièce. De même pour les amis, ils vont et viennent au cours d'une vie, au fond c'est un concept éphémère. D'ailleurs le passage du lycée à l'université en dit long, généralement on supprime toutes les relations illusoires et tout contact avec des personnes qu'on fréquentait occasionnellement - par exemple les copains des copains dans une bande, ou des personnes de notre classe.
Mon individualisme vient de là, un manque de foi en l'être humain qui est décevant par nature.