Le derby vu par Lemoine
01/04/2014
Fabien Lemoine revient sur le derby remporté chez les vilains dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"Peut-être que nous, les joueurs, on s’est dit qu’on n’allait pas avoir ce sentiment d’infériorité qu’on a pu avoir précédemment dans d’autres rencontres ? La différence avec les saisons précédentes c’est que cette fois, on était devant au classement. La confiance, on l’a depuis un certain temps. On fait de bonnes perfs, on gagne. Dans l’engagement, on a répondu présent de la première à la dernière minute. On a essayé, on a tenté, on a joué. Au lieu de dégager les ballons dans tous les sens, on a fait en sorte de les ressortir proprement, de créer des choses pour les mettre en difficulté. Cela nous a réussi.
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Le 3-5-2, on ne s’y attendait pas du tout. Ce fut la surprise du chef. Mais finalement, cela ne changeait pas grand chose. Les joueurs qui étaient alignés sur le terrain, évoluaient à leur poste. Les trois derrière ont l’habitude de jouer en défense centrale. Sur les côtés, c’était pareil. Au milieu de terrain, il y avait un trio qu’on a déjà vu cette saison. Devant, c’était les deux attaquants de pointe du club. On s’est dit, le coach veut qu’on joue comme ça, on va jouer comme ça. On va lui montrer qu’on est des joueurs intelligents et qu’on peut s’adapter même à la dernière minute. En tout cas, on a réussi notre coup et le coach aussi.
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A l’aller, il y avait eu des débordements par rapport à l’écharpe. Là, ce fut plutôt calme. On fête notre victoire, c’est normal. Il y a cet esprit derby qui fait que... On n’avait pas nos supporters. Il faut avouer, on a chambré un petit peu. Comme ont pu le faire les Lyonnais à l’aller. Apparemment, ils n’ont pas apprécié. J’avais entendu dire aussi qu’on était dans un stade sous haute sécurité. Visiblement, ce n’est pas le cas puisque même ici, à Gerland, on peut rentrer sur le terrain. Comme quoi, quand on veut, on peut.
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Je ne sais pas à quelle place on finira mais je crois déjà qu’on a fait un petit pas vers l’Europe. Après, on se dit entre nous, pourquoi pas cette année ? On a le droit de rêver aussi. Même si on n’a pas le budget des équipes qui sont devant nous et juste derrière, qu’il existe un monde d’écart au niveau de la masse salariale, on a peut-être quelque chose en plus. Un état d’esprit. Il y a des équipes qui sont potentiellement à la base plus fortes que nous, qui ont des objectifs plus élevés et qui sont aujourd’hui en difficulté. Nous, grâce à notre humilité, notre abnégation, on arrive à prendre des points à droite, à gauche."
http://www.poteaux-carres.com/potin-P4220140401094809-Luttons-contre-la-vilaine-desinformation.html