« Romain Grange, lors de vos six premiers mois, vous avez partagé votre temps entre le terrain et le banc de touche…
Quand il m’a fait venir à Nancy, Jean Fernandez s’était montré très clair. Pour lui, c’était une saison d’apprentissage, puisque je n’avais jamais joué en Ligue 1. Il a donc été très cohérent, dans son discours et dans ses actes. J’ai joué en étant parfois titulaire, parfois en ne jouant que dix minutes. Et même en dix minutes, même en étant sur le banc, on apprend.
Est-ce le départ de Yohann Mollo qui a tout changé pour vous ?
Oui, bien sûr. J’avais signé ici en sachant que je serais sa doublure. Si Jean Fernandez était resté, je pense qu’il m’aurait fait confiance comme le fait Patrick Gabriel.
Il vous utilise en meneur de jeu, un poste un peu nouveau pour vous...
C’est vrai qu’à Châteauroux, et à Nancy jusqu’à la fin de l’année, j’avais plutôt tendance à évoluer sur le côté gauche. Ce qui offre moins de liberté. Depuis le début de l’année, le coach me demande, comme à Bakar, de me comporter comme un numéro 10. C’est un rôle que j’apprécie, et où je prends beaucoup de plaisir. D’autant plus que nous cherchons à avoir le plus souvent la maîtrise du ballon.
«Les coups de pieds arrêtés, je ne les travaille pas spécifiquement»
C’est un peu nouveau à Nancy. Cela n’a pas été trop difficile à ingérer ?
Non. Patrick Gabriel fait toujours une mise en place avant chaque match. Il teste différents systèmes, et il retient celui qui lui semble le plus adapté. Il en parle avec nous, mais c’est lui qui décide. Son discours est axé sur la maîtrise du ballon et la prise de risques.
Depuis le début de l’année, vous avez marqué un but et délivré deux passes décisives. Et votre rendement sur les coups de pied arrêtés semble être un plus pour votre équipe...
On me parle souvent de mes coups de pieds arrêtés, mais je ne les travaille pas spécifiquement. Je me sens en confiance, je joue sans véritable pression. Je découvre un autre niveau, où les individualités sont capables de faire la différence. J’espère pouvoir contribuer au maintien de Nancy. On s’est remis à y croire.
Le match face à Reims samedi sera-t-il plus difficile que ceux face à Lorient (2-1) et Marseille (1-0) ?
Sans doute, car Lorient et l’OM sont des équipes qui jouent au ballon. Les Rémois seront sans doute très prudents, car on peut passer devant eux si on gagne. Pour moi, c’est le match le plus compliqué. Et le plus important...»