Montbéliard. Passé maître dans l’art d’animer les « mercato » de l’OL, Jean-Michel Aulas utilise à présent l’arme du « tweet » pour activer ses valeurs marchandes. Ce procédé de « com » pèse de tout son poids sur le dossier d’achat de Sébastien Corchia. L’ultimatum posté vendredi au FC Sochaux prend presque tout l’univers du ballon rond à témoin. On sait tout. De jour en jour. En résumé, Sochaux aurait jusqu’à demain dernier délai pour sceller la vente la plus juteuse de son intersaison. Avec l’offre émise à titre officiel : 5M€ répartis en échelonnements différés. Le premier partirait à compter du 1er juillet quand le FCSM voudrait tout avant le 30 juin !
Ce coup de pression a, on le sait, de raidir l’état-major sochalien, jusqu’à son décideur clé Alain Cordier. Un homme qui, lui, vénère l’ultra-discrétion.
Mais au-delà de cette pure opposition de style, quel message implicite a envoyé JMA derrière ces 140 mots ? Il fallait se tourner vers le clan Corchia pour être définitivement éclairé. Si le président de l’OL a pris la peine d’y aller « franco », c’est parce que le Sochalien a enfin arrêté son choix. Le 3e étage de sa carrière passera par Lyon. « Sébastien a choisi. C’est Lyon son avenir, c’est ce qu’il veut, c’est ce qu’il a planifié, on peut au moins vous confirmer ça aujourd’hui » déclare son agent. François Gilles a mandat pour ferrer cette destination. C’est sûrement celle qui s’adapte le plus au caractère du joueur, a son envie de progresser palier par palier. « Sébastien est un garçon équilibré, intelligent, vous avez pu vous en rendre compte tout au long de son passage à Sochaux. Il choisit Lyon à raison, c’est l’évidence qui s’imposait. Maintenant, c’est un accord qui doit se jouer à trois. On attend juste que Sochaux et Lyon se mettent sur la même longueur d’onde. Tout le reste est ficelé à notre point de vue. On a même vu que ses remplaçants potentiels étaient trouvés ou au pire bien ciblés… »