Réuni ce vendredi matin, le Collège de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) a pris la décision de restreindre les paris sur les rencontres nationales de football et de basket-ball. Prise sur propositions des ligues et fédérations concernées, cette décision, déjà appliquée pour le rugby le 29 novembre dernier, concerne les championnats de Ligue 1 et Ligue 2 pour le football. Désormais, il sera impossible de parier sur un match qui ne représente pas d’enjeu sportif suffisant pour l’une des 2 équipes (position définitive de relégable, impossibilité d’atteindre une position de relégué ou de promu, qualification irréalisable pour une phase finale ou une compétition européenne). « Cela impacte de l’ordre de 2 à 5% des matches des championnats, indique Jean-François Vilotte, patron de l’ARJEL, au sujet de l’effet sur le marché. Pour le football, les Ligue 1 et 2 ne représentent que le tiers des paris sur le football qui eux-mêmes ne représentent que 55% des paris sportifs. Ce sont des décisions importantes pour le message qu’elles envoient, pour la prévention du risque. Cela veut dire que les paris inexplicables que nous avons pu constater sur Lens-Istres ou Tours-Grenoble, pour le football, ou encore inexpliqués sur Cesson-Sevigné - Montpellier en handball, ne seraient plus aujourd’hui possibles. »
Pour rappel, une enquête préliminaire avait été ouverte la saison dernière sur la rencontre RC Lens-Istres (1-0, 37e journée de Ligue 2 2011-2012) en raison de paris anormalement élevés. Depuis, l’affaire a été classée sans suite.