Lyon ne fait pas de blocage
Rémi Garde ne croit pas à «un blocage psychologique» de ses joueurs à Toulouse, où ils se rendent dimanche (17h00). L'OL y présente pourtant un bilan calamiteux sur les six dernières saisons (0 victoire, aucun but marqué).
La notion de bête noire fait partie des sujets tabou chez certains footballeurs. Pour les Lyonnais, il est cependant impossible de nier le terme à propos de Toulouse. L'OL promène au Stadium, depuis janvier 2007, une série à faire enrager plus d'un entraîneur : 2 nuls, 4 défaites, 9 buts encaissés, aucun marqué. «Il y a 6 ans, qui était dans l'équipe ?, interroge Rémi Garde. Anthony (Réveillère) ? Rémy (Vercoutre) ? À l'inverse, plein de mes joueurs n'ont pas encore mis les pieds à Toulouse (sic). Sincèrement, il n'y a pas de bête noire, ce ne sont pas des choses qui me parlent.»
Sauf que la saison dernière, 14 éléments de l'effectif actuel avaient, du banc ou sur le terrain, subi la plus lourde défaite de la série - 0-3, l'OL étant mené 2-0 au bout de 22 minutes suite à des buts de Sirieix et Rivière. «Ce déplacement arrivait très rapidement après la finale de la Coupe de la Ligue (perdue 1-0 contre Marseille quatre jours plus tôt, le 14 avril), explique Garde. Nous n'étions peut-être pas dans les meilleures dispositions psychologiques pour aller défier Toulouse. On déplorait aussi quelques absents (Réveillère, Cissokho et Lovren alors que Lisandro, Bastos et Gourcuff avaient débuté sur le banc). »
«Ça ne m'empêche pas de dormir. Il n'y a pas de blocage psychologique par rapport à ce stade, cette équipe ou ce club». Rémi GardeDe Toulouse, où il n'a plus gagné depuis novembre 2005 (1-0), Lyon n'a pas ramené que l'amertume des défaites : Cris s'y est fait les croisés en août 2007 et Källström, Mensah, Makoun, Bastos et Cissokho ont successivement été expulsés. Tout pour faire penser à une vraie malédiction. «Ça ne m'empêche pas de dormir», assure Garde pour qui «il n'y a pas de blocage psychologique par rapport à ce stade, cette équipe ou ce club». Cette saison, l'OL s'y présente dans une confiance optimale : invaincu hors de ses bases en L1 depuis cette fameuse claque à Toulouse du 18 avril dernier (5 nuls et 2 victoires) et avec l'ambition de reprendre la place de leader. Les Toulousains, eux, restent sur quatre accrocs de rang, toutes compétitions confondues, après trois remarquables premiers mois. «Attention à la bête blessée», aurait pu dire n'importe quel Lyonnais. Surtout quand elle est noire.- Sylvain LARTAUD, à Lyon