BENACHOUR UN PEU DANS LE FLOU
TRANSFERTS - Libre de tout contrat après un passage à Al-Qadisiya (Koweït), Selim Benachour entend regagner le Vieux-Continent. A un an de la Coupe du monde en Afrique du Sud, l'objectif est clair : réintégrer la sélection tunisienne. En attendant, il s'entraîne avec l'équipe réserve du PSG, son club formateur. Entretien.
« Selim Benachour, quelle a été l'issue de votre récent essai à Saint-Gall, en Suisse ?
Au mois de juin, j'ai suivi les entraînements de Saint-Gall pendant trois jours. Sur le plan sportif, le club m'a laissé une impression très favorable. Les infrastructures et le stade étaient de bonne qualité. Mais le transfert a capoté à cause des exigences financières du club. L'offre que les dirigeants suisses m'ont proposée n'a pas été à la hauteur de mes espérances.
Savez-vous de quoi votre avenir sera fait ?
Je suis un peu le flou, toujours à la recherche d'un club. Certes, il me reste encore du temps, jusqu'au 31 août. Je suis prêt à aller dans n'importe quel championnat d'Europe. Certains clubs m'ont déjà contacté, des équipes de L2 espagnole et de L1 turque notamment. Pour l'instant, je n'ai signé aucun contrat. Je suis juste en pourparlers avec plusieurs formations. Si aucune solution ne me satisfait, j'essaierai de trouver une alternative. Quitte à faire des concessions sportives. En attendant, je m'entraîne avec la CFA du Paris Saint-Germain. Franck Bentolila, un dirigeant du PSG avec lequel je suis resté en bons termes, m'a mis en contact avec Bertrand Reuzeau, l'entraîneur de la réserve parisienne.
« La Coupe du monde en ligne de mire »
Rétrospectivement, considérez-vous que votre début de carrière n'est pas celui que vous auriez mérité ?
Oui, à mon sens. Je n'ai pas eu de chance. C'est le destin. Au PSG, quand j'étais au club, la direction n'accordait pas sa confiance aux jeunes issus du centre de formation. Comparé à la politique actuelle du PSG, je suis tombé à la mauvaise période. D'autant plus qu'à mon époque, j'étais en concurrence avec de grands joueurs, comme Benarbia, Okocha et Robert. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Fabrice Abriel, un autre joueur formé à Paris, n'éclate que maintenant. Lui non plus n'a pas eu la chance de s'aguerrir dans la capitale.
Quels objectifs vous êtes-vous fixé à l'aube de cette nouvelle saison ?
J'aimerais signer dans un club avec lequel il me serait possible de jouer régulièrement. La saison prochaine, je n'oublie pas qu'il y a la Coupe du monde 2010 en ligne de mire. Or, depuis mon passage à Al-Qadisiya (Koweït), il y a plus d'un an, la Fédération tunisienne ne m'a plus convoqué. Je vais maintenant faire tout mon possible pour retrouver la sélection et disputer le prochain Mondial. »