"Commençons par un court rappel des événements : Le 11 septembre 2001, deux
avions s’écrasaient sur les tours du World Trade Center. Notons également que celles-
ci ne sont pas tombées immédiatement après l’impact. Ainsi, la tour nord, la première
à subir l’attaque des deux avions, s’est effondrée après une heure et cinquante quatre
minutes tandis que la tour sud n’a résisté que cinquante six minutes. On peut alors
dire que l’impact des avions n’est pas à l’origine de l’effondrement final. Ce qui nous
ramène donc à notre problématique : pourquoi le World Trade Center est-il tombé ?
Observons en outre que sur de nombreuses photos, une énorme boule de feu vient se
positionner à l’extérieur de l’immeuble. C’est une image importante pour le discours
car le feu est l’élément déclencheur de l’effondrement final des deux tours. En ce qui
concerne les boules de feu, il ne s’agit pas d’explosions mais de kérosène qui brûlait à
l’extérieur du bâtiment. En effet, à la suite des impacts, un trou béant de trois étages
résultant a permis au kérosène des avions de s’écouler et de brûler, principalement à
l’extérieur du bâtiment ; le feu n’a heureusement pas pu s’étendre de façon optimale à
l’intérieur car toute combustion requiert de l’oxygène. C’est un élément clé dans la
compréhension du phénomène : le feu demande de l’oxygène. Or, il n’y avait pas
assez d’oxygène à l’intérieur immédiatement disponible et le feu s’est trouvé aspiré
vers l’extérieur. Le kérosène qui s’écoulait partout dans le bâtiment a, bien sur, brûlé
en partie et en partie a continué à s’écouler vers les niveaux inférieurs du bâtiment, en
empruntant les gaines techniques, les aérations, les trémies d’escaliers et d’ascenseur.
Une grande partie de ce kérosène introduit dans le bâtiment, étant privé d’oxygène,
n’a pas pu brûler immédiatement. Le feu a donc débuté à l’extérieur, y trouvant de
l’oxygène et du combustible et s’est ensuite rapidement propagé à plusieurs niveaux
de la structure. Il s’est introduit tellement rapidement que les pompiers se sont
retrouvés en face d’une situation immaîtrisable.
Quelques estimations
Chaque bœing 747 portait environ 93.000 litres de kérosène et on estime qu’il restait
38.000 litres de kérosène dans chaque avion lors de l’impact. Chaque boule de feu
aurait alors consumé 11.000 litres de kérosène chacune. Le reste aurait coulé à
l’intérieur de chaque bâtiment. Au final, ces 27.000 litres n’étaient là que pour
répandre le feu dans tous les étages."
