Voilà comment j'imagine le combat :
L'enfant me suit toujours. Je me retourne pour le houspiller et il m'interpelle "tu es Dovakin, n'est-ce pas ?". Je reste sans voix, comment peut-il savoir ! Il ajoute aussitôt "mon papa me dit toujours que si je vois un dragon dans le ciel j'ai plus qu'à prier que Dovakin soit là pour me protéger". Ayant repris mes esprits, je lui offre mon plus beau sourire en retour. Sa réaction est incroyable : Son regard se porte au dessus de mon épaule, il devient pale et tombe dans les pommes. Une ombre passe sur nous, rapide comme le vent. Une forme d'ombre que je ne connais que trop bien, celle d’un dragon. D'un geste j'attrape l'enfant et le dépose à l'intérieur de la maison la plus proche. Dehors un cri suraigu m'informe que le dragon a décidé de s'attaquer au village. Tout en m'armant de mon arc, je sort dans la rue, prêt à l’affronter. Déjà une maison est en flamme. Je prends une grande respiration et lance de toute mes forces le cri primordial des dragons, celui qui les étourdit et les empêche de voler. Quelques secondes plus tard, j'entends le bruits sourd de sa chute au sol. Je me dirige dans sa direction en courant, prêt à décocher une flèche. Il s'est abîmé sur la place du village, brisant la fontaine où trônait une statue de l’empereur Uriel Septim VII. Alors qu'il se relève difficilement et cherche son souffle, je bande mon arc et tire. D'un cri assourdissant le dragon ralentit le temps et esquive ma première flèche mais pas la deuxième qui vient se loger dans sa gueule l'empêchant ainsi de cracher du feu. Aussitôt je me précipite sur lui et dégaine la dague en argent que m'a légué mon père, seule arme capable de percer les écailles de dragon. Celui-ci se relève alors que je viens de sauter sur son dos et lui entaille la nuque. Ivre de souffrance, le dragon saute et court en tout sens, se cognant aux maisons du village pour finir sa course dans une grange, mortellement blessé. La poutre principale de la grange se brise et tombe sur nous. J'utilise alors le cri de dragon que je viens d'apprendre de lui et ralentis le temps pour sauter au sol. La poutre vient briser la colonne vertébrale du Dragon. C’est fini. Je me relève le visage en sang, une nouvelle balafre sur le visage mais avec le sentiment du devoir accompli et un nouveau cri de dragon à mon vocabulaire.