Bonsoir/Bonjour.
Alors sur un coup de tête, j'avais envie de commencer une fiction sur Skyrim. Aussitôt dit, aussitôt fait. Par contre, je vous promet pas de la finir hein, voir même je vous promet pas de la continuer. Aussi, ça me surprendrait de faire une longueur extraordinaire. Bref, bonne lecture au potentiels lecteurs owo
–Prologue: –
Vous connaissez cette sensation, d'avoir entre vos mains le sort du monde? De savoir que, sans vous, des millions de personnes mourrons dans les plus atroces souffrances? De savoir que le pouvoir coule dans vos veines comme l'eau coule dans les rivières? Vous connaissez cette montée d'adrénaline devant le danger et les si grandes responsabilités qui vous incombent? Et puis, après de grandes batailles, la sensation de vous sentir en contrôle, confiant et près à affronter tout ce qui se présentera à vous... Vous la connaissez?
Lui, non. Ce jeune homme de dix-neuf an qui tentait de cacher à tous son œil au beurre noir en marchant dans la rue ne connaissait pas ces sensations. Rectification; il les connaissait, mais simplement en rêve. En effet, lorsqu'un voile noir recouvrait le ciel de toute sa grandeur, seulement percé par quelques éclats de lumières que l'on nommait étoiles, lorsqu'il éteignait la seule bougie qui éclairait sa chambre, tard dans la nuit, lorsqu'il s'étendait dans son lit et fermait les yeux pour lentement glisser dans les bras de Morphée, il ressentait tout cela. Dans la peau d'un guerrier des anciens temps, il combattait des créatures majestueuses et des armées toutes entières à lui tout seul, armé de son épée noire comme le charbon et d'une autre arme, plus insolite; sa Voix.
Dans les légendes, on racontait l'histoire d'un homme, un seul, qui avait sût vaincre les dragons, dans des temps très reculés, en utilisant le pouvoir de la Voix. Cet homme, un Dragonborn, avait pu sauver cette terre d'ennemis redoutables, les Dragons, en les éradiquant. Depuis ce jour, les Dragons ne sont plus que des histoires pour faire peur aux enfants.
C'est ainsi que ce garçon, surnommé le Rêveur, se retrouvait dans cette rue bondée à se cacher l’œil droit à l'aide de sa capuche, qu'il avait rabattu sur sa tête. Il avait atrocement mal, mais continuait de marcher normalement, le dos droit et le torse bombé, comme à son habitude. Sa démarche était assurée, il avait vraiment la carrure d'un héros. Son histoire, quant à elle, était un peu moins glorieuse...
Il fût né dans une petite chaumière, de parents aimants et parfaitement en santé. C'était plutôt rare, sachant qu'un épidémie sévissait à ce moment là. Sa famille n'était pas spécialement pauvre ni spécialement riche, simplement dans la moyenne. Quelques années après sa naissance, quatre plus précisément, son petit frère naquit. Encore une fois, tout se déroula bien dans le meilleur des mondes. Là où ça bascula, ce fût le jour où il se leva en retard.
Ce jour là était celui des inscriptions pour entrer dans les soldats de Whiterun. Il avait fait le voyage exprès, seulement pour se rendre devant des portes fermées depuis vingt minutes, car il n'avait pas sût se réveiller à temps. Depuis ce jour, il s'en veut atrocement et se lève à six heures tous les matins, qu'il soit mort de fatigue ou pas.
Il avait bien songer à partir en solitaire, mais où? Il n'avait pas d'endroit où aller, et il ne pouvait pas réessayer d'entrer dans la garde de Whiterun, puisqu'il avait dépassé l'âge d'entrée. Dans cette ville, tous les gardes se doivent d'être entrés dans le bataillon à dix-sept ans. Il avait toujours trouvé ça stupide, mais il en subissait maintenant les conséquences.
Gaäl, car c'était là son nom, arriva finalement dans l'auberge dont une chambre lui était louée à l'année, puisque son propriétaire était un ami de son père. Il laissa tomber sa capuche sur ses épaules, laissant apparaître ses cheveux noir charbon en bataille dont quelques mèches rebelles tombaient devant ses yeux vert forêt. Il se laissa tombé sur une chaise près du bar sous les soupirs de l'aubergiste.
-Qu'est-ce que t'as fait, encore?, demanda Tiviarr, le dit aubergiste.
-Bof, rien, j'ai essayé de voler une épée au forgeron..., lâcha le concerné.
Un nouveau soupir s'échappa des lèvres du plus vieux, qui posa sous le nez du jeune homme une choppe d'hydromel, qu'il but d'ailleurs d'une traite. Il grimpa ensuite dans sa chambre, se jeta sur son lit et observa le plafond pendant plus de deux heures, pensif, avant de s'endormir.