Merci Randy
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Putain, sans déconner. Toute une harde de chevreuils (une vingtaine de bestiaux), je suis tombé dessus en atteignant le faîte d'une colline et me suis stoppé net en me retrouvant à cinq mètres d'eux.
On s'est fixés pendant genre dix minutes, c'était épique. Ils ont finit par partir, et là je continue mon chemin jusqu'à entendre un grognement assez flippant plus haut. A nouveau stoppé net, j'aperçois un gros sanglier à +/- 50 mètres de moi.
Il est rapidement rejoint par le reste de son groupe, dont 5 ou 6 marcassins. Une fois partis, je tente de les talonner pour les observer un peu plus. Soudain j'entends un bruit à ma gauche, et en me retournant j'aperçois un autre groupe d'une dizaine de sangliers courant vers moi (ils étaient à genre 10 mètres).
Arrivés à cinq mètres sans ralentir, j'ai flippé un peu en pensant qu'ils me chargeaient et j'ai reculé de quelques pas. A ce moment là ils m'ont gaulé et se sont arrêtés face à moi avant d'avoir un mouvement de recul similaire au mien. Là encore, on se fixe pendant facile deux minutes, et ils finissent par se casser. Je retourne jusqu'au mirador me servant de logis pour cette nuit. Une fois dedans, la nuit tombée, j'entends beaucoup de bruits au dehors, des grognements suivis de sortes de toussotements ayant presque l'air humains.
J'ouvre une fenêtre le plus silencieusement possible, mais l'obscurité est trop dense pour que je puisse voir quoi que ce soit. J'avais capté que c'était des sangliers, et c'était à la fois dérangeant et fascinant d'entendre des grognements émanant d'une pénombre totale. Du coup, j'ai plus osé redescendre de la nuit, z'imaginez l'acrobatie à chaque envie de pisser. Ensuite j'ai passé la plus mauvaise nuit de ma vie.
J'explique, je m'étais barré de chez ma mère après une engueulade sévère, et j'avais pas de suite prévu de ne pas revenir. Du coup j'ai prévu ni bouffe, ni boisson, ni aucun vêtement chaud. J'étais en Tee-Shirt/Jean sans rien pour me couvrir, j'avais érigé une isolation de fortune avec des débris cherchés dans une maison abandonnée se trouvant non loin, mais bordel, je m'étais pas autant gelé les couilles depuis des millénaires, et j'avais totalement rien à faire.
J'ai attendu plus de 7 heures en tentant de me réchauffer comme possible, 'me suis endormis pour une ou deux heures au final, et je me suis barré dès l'aube, nuitée vraiment ignoble. Sur le chemin j'ai aperçu un renard d'assez près, aussi.
C'était ma vie.
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