Tiens, si j'peux avoir ton avis sur un des trois poèmes de mon recueil écrit sous alcool. Vu que t'es en situation.
PLEURE EN VIN
Je ne choisis ni vie ni mort.
Que peut bien cela m'importer
Puisque toute existence est d'or,
Et tout existe dans le thé
- Qu'il soit ou non pourvu d'alcool
Tant qu'il est boisson chamanique,
Que mon esprit enfin décolle
Vers son long chemin odinique,
Son ascension spirituelle,
Son long sentier chevaleresque,
Où tout au bout, elle brille... Elle,
La Joie, l'Épine gigantesque,
La folle joie, la folle heureuse,
La folle foi, la folle femme,
La folle extase et folle gueuse,
Et folle Asyne, et folle flamme,
L'éternelle et kabyle quête
De la belle Septième Mort
Où le vieux barde encore enquête
Sous les bleus flots du celte Arvor,
Où le Cygne, et les Trois Marins,
Et Arthur, et les mercenaires,
Dansent tous le glaive et le vin
En des ronds ancestraux, millénaires,
Triomphant de tous les Gaulois,
Et des Romains, et des chrétiens,
D'un beau chant de fer bon aloi -
De vrai aryen, non de gredin -
Car tout est guerre en ces Neuf Mondes :
Le nœud des pendus enragés
Que court son destrier immonde
Dans son entier se fait ronger
Par le serpent Malédiction,
Par le cornu, par la contrainte,
Par la déserte et vieille Sion
Que le vrai vent sans cesse éreinte...