Explique Rod.
Perso, j'aimerais bien je pense, pas question de schadenfreude, de sadisme ou quoi, mais consoler une fille en mal ça me ferait du bien. Une pitite créature fragile qui se réfugie chez moi. Y'a des meufs comme ça j'suis content qu'elles existent, et j'me dis que j'aimerais tout faire pour qu'elles aillent au mieux, genre.
Un truc chelou. Schizophrénie ou quoi, je sais pas trop, mais en gros, quand je suis mal, je m'imagine consoler une fille souffrant du même mal que moi. Genre, quand ma lèvre allait vraiment mal, que j'osais même plus regarder une meuf dans les yeux tellement les croûtes jaunes envahissaient ma gueule, j'ai déprimé comme un sale porc, mais il se passait un truc chelou dans ma tête. Genre, j'imaginais une fille, avec mon problème de lèvre, et moi très sain, qui la console, qui fait tout pour qu'elle aille bien. Je lui disais des trucs, j'avançais des arguments pour lui dire que c'était pas grave et tout, et au fond je me parlais à moi même vu que c'est moi qui souffrait du truc, je me consolais moi-même en m'imaginant consoler une fille. Schizophrénie vous dis-je. Avec une couche de dalle affective ma gueule.
Autre exemple. M'est arrivé pas mal de fois de me paumer en forêt. Genre salement. J'explore un coin, la nuit commence à tomber, je veux rentrer, je me plante dans mon demi-tour, et le temps que je sois complètement paumé il fait complètement nuit. Je suis donc seul et sans repère. A ce moment là, pendant que je cherche désespérément mon chemin, je m'imagine systématiquement tomber par hasard sur une meuf que je connais (la fameuse païenne blonde vénitienne aux yeux bleus, en général, ou bien une rousse fan d'Into the Wild super mignonne et humble à qui j'ai jamais vraiment parlé), genre je la croise à un carrefour en pleine forêt. A ce moment là, elle saute de joie en me voyant, elle me saute au cou en fait, elle me câline en me disant qu'elle est perdue elle aussi qu'elle est euphorique à l'idée de plus être seul, d'avoir trouvé quelqu'un pour la protéger, la guider, etc.
Je fais tout pour la rassurer, je lui énumère les points de repère devant lesquels on passe, je lui explique ce qu'il faut qu'on fasse pour retrouver le bon chemin, qu'au pire on rejoindra une route pour faire du stop, ou un village pour passer un coup de téléphone, etc. J'lui déballe des plans de A à Z, de façon hyper super sûr de moi. C'est la même merde donc. J'avorte ma panique en m'imaginant parler à une fille avec laquelle je suis alors qu'en vrai je suis seul, je je parle seul. Avec moi même. Dans ma tête. => schizophrénie
Et troisième cul sec. Belle gnôle de iv.