"Germains" peut signifier l'ensemble des Indo-européens du groupe germanique (dit aussi "germano-scandinave) ou seulement les Germains continentaux. Ca dépend des auteurs et du contexte. Sachant que les Germains continentaux, orientaux ou septentrionaux comprenaient différentes tribus et peuples.
Btw les Celtes et les Italiques, si on se base sur les analyses linguistiques, appartiennent à une sous-branche dite "italo-celtique" différente de la branche germanique (même si leurs différences sont un peu plus grandes que celles entre les différents types de langues germaniques, pour diverses raisons trop longues à détailler). De la même manière que Baltes et Slaves sont plus apparentés entre eux qu'avec les autres Indo-européens occidentaux.
Pour la vision que les Germains avaient de "la mort", le problème est plus complexe que cela. La mort n'est pas une fin, mais une étape dans le cycle de l'existence. De sorte que les puissants chefs de clan défunts pouvaient continuer par-delà la mort à servir d'intermédiaire avec les puissances sacrées pour assurer de bonnes récoltes, guider les guerriers à la bataille, fusionner avec l'esprit tutélaire du clan (hamingja), ... mais que les êtres vils pouvaient continuer à nuire à leur entourage en se relevant sous la forme des draugrs ou plus rarement (pour ceux disposant de pouvoirs magiques) en esprit. Par exemple, en Islande, quand le bois manquait, on enterrait tout le monde sauf les criminels, qu'on incinérait pour ne pas que leur cadavre puisse continuer à perpétrer des actes mauvais. Ou, lors de la prise de l'abbaye de Landévennec en Bretagne, les Vikings qui souhaitaient fonder un avant-poste à cet endroit bien situé ont ouvert les tombeaux des abbés pour brûler leurs ossements dans un grand bûcher, afin d'éviter que ces puissants sorciers connaissant les secrets de la vie éternelle et de la résurrection d'entre les morts ne les assassinent pendant la nuit par vengeance.
En bref, il faut se méfier de "la vision de - la - mort chez les Germains". La mort est une continuation de l'existence et les morts peuvent être des amis, des étrangers ou des ennemis, comme les vivants.