Pour ce qui est du patrimoine génétique, je ne m'y sens pas particulièrement attaché, mais je retiens vos idées, et c'est vrai que l'immigration a un impact direct là dessus. Je ne savais même pas qu'il y avait des citoyens préoccupés par la préservation du patrimoine génétique, et je suis content d'avoir pu en discuter un peu.
Je souhaite plutôt revenir sur la question de l'immigration proprement dite. Les autres problèmes que tu évoques, SoK, à savoir fonctionnement de la démocratie directe, écologie, économie souterraine et informelle, sont effectivement liés à l'immigration. mais dans une assez faible mesure. L'attachement à sa terre ne suffit pas à réduire le bilan carbone d'un individu et ne lui fait pas réduire sa production de déchets, par exemple. Pendant ce temps les immigrés, dont le niveau de vie moyen est plus faible, ont un impact plus limité sur l'environnement.
Pour ce qui est de l'attachement à la démocratie et ce qui va avec, le problème majeur n'est pas l'immigration, puisque les gens qui se foutent de leur pays et ne souhaitent pas voter sont bien plus nombreux que les immigrés ( je n'ai pas de chiffres, mais il ne fait aucun doute que les proportions sont sans commune mesure), et la question dépasse toute considération de pays d'origine. Sans compter que la part des réfugiés politiques (55000 en 2012) est même sans doute plus attachée aux valeurs démocratiques que bien des Français de souche.
Pour ce qui est de l'économie souterraine, elle est alimentée par tous types d'individus, pas seulement des immigrés. Réduire l'immigration aurait je crois un impact trop limité sur l'activité économique illicite.
Les protections sociales, voilà une question mérite qu'on s'y attarde. Les immigrés bénéficient certes plus souvent que les natifs des allocations chômage et minima sociaux. Mais ceux qui touchent les alloc chômage ont cotisé pour les avoir, tandis que les conditions pour bénéficier du RSA sont restrictives (il faut être sur le territoire depuis cinq ans).
Par ailleurs, les immigrés sont bien plus jeunes que les natifs. Ils sont nombreux à cotiser pour leur retraite mais moins nombreux à la toucher, sans compter qu'ils ont une espérance de vie plus réduite. De plus, ils sont en meilleure santé vu qu'ils sont plus jeunes, or les dépenses de santé et de retraite sont des postes de dépense plus importants que les prestations chômage ou les minima sociaux.
Dans l'ensemble les immigrés payent plus d'impôts et de cotisations qu'ils ne reçoivent de prestations.
Je n'adhère pas non plus moi-même au culte de la croissance, mais j'ai trouvé utile de rappeler les faits. Je soutiens l'économiste Latouche qui disait : " Pour croire qu'on peut maintenir une expansion continue dans un monde fini, il faut être soit fou, soit économiste."
Il y a des problèmes dans tous ces domaines, c'est certain, mais les immigrés n'y peuvent pas grand chose. Comme disait l'autre, le FN soulève de bonnes questions mais apporte de mauvaises réponses.