Hmmm, dans l'ordre (ou pas, en fait, dsl)
Niveau patrimoine génétique perdu/en passe de l'être, je pense principalement aux Amérindiens (qui, s'ils existent encore, forment maintenant une part négligeable de la population mondiale). Plus faiblement, aux Néanderthaliens (même si il en reste des traces chez les populations européennes et de très faibles traces dans d'autres populations, genre Berbères, certains proche- ou moyen-orientaux, etc). Après, c'est pas parce qu'un tel phénomène ne s'est pas encore produit pour H. sapiens qu'on peut décréter qu'il ne peut pas se produire : le type de situations où on se trouve (énormes mouvements de populations généralisés à l'échelle mondiale, natalité faible et décroissante d'une certaine population, et, sans tomber dans le complotisme foireux, une certaine promotion du métissage). De plus, précisémment parce que qu'il est perdu, il est très difficile de retrouver des traces d'un patrimoine géntique perdu, ce qui ne signifie pas qu'il n'a pas existé.
Pour ce qui est de réguler les croisements, etc : ça ne me semble ni très applicable, ni très souhaitable. Un des fondements de notre patrimoine culturel européen est la liberté, et le sacrifier au nom de la préservation de notre patrimoine n'aurait aucun sens. Le meilleur moyen d'assurer la continuité du profil génétique d'une zone donnée reste de contrôler qui est autorisé à y entrer. Par ailleurs, la régulation des flux migratoires présente de nombreux avantages à plein de niveaux, pas qu'à celui-ci. Ca facilite à mon avis grandement tout ce qui est protection sociale efficace (peu de gens viennent sans avoir cotisé), démocratie directe (peu de gens n'ont pas été élevés dans les mêmes idéaux de liberté, de responsabilité individuelle et de dévouement à leur pays), écologie (l'attachement à la Terre est ben plus facile à amorcer quand on est attaché à sa terre), etc. Par ailleurs, concernant le rôle économique de l'immigration, je dois dire que je ne souscris pas au culte de la "croissance" (qui de fait mesure principalement le temps passé par des êtres humains à souffrir et/ou la vitesse à laquelle on épuise les ressources naturelles). D'ailleurs le Bhoutan, qui utilise le Bonheur National Brut à la place du PIB, ferait à mon avis bien d'être pris comme exemple à pas mal de niveaux.
Sur la part d'une population à préserver, etc, déjà ça dépend ce qu'on vise précisémment. Si on veut garder quelques europoïdes dans des zoo pour que les touristes sino-afro-maghrébins puissent prendre des photos, bah, suffit d'en garder quelques centaines venant de familles différentes et de les croiser de manière à minimiser la consanguinité (genre, comme on fait avec les pandas). Si on veut en avoir genre 10% en mode Aborigènes ou Amérindiens, y'a p'tet 2/3 mesurettes à prendre, quelques réserves à créer, mais rien de bien urgent pour le moment. Par contre si on veut une Europe majoritairement européenne et pas un autre version d'un melting-pot mondial avec quelques touches blanches qui font "so local", tout ça en prenant en compte la fécondité plus élevée des migrants, il faut des flux migratoires non-européens de maximum 25% des naissances européennes.