J'ai écrit ce message un peu à l'arrache, le chiffre de "10 à 20%" est en effet très grandement pifométré et j'ai rien mis qui l'indique alors que j'aurais du (contrairement au chiffre de 50% non-européens pour la prochaine génération, qui s'il n'est pas rigoureusement exact à 1% est appuyé par des chiffres précis que je peux fournir)
Pour le moment je retrouve plus les stats des haplogroupes pour le chromosome Y ; ni des données détaillées pour les haplogroupes mitochrondriaux (= transmis par la mère). Mais pour le macro-haplogroupe L mitochondrial (fréquences comprises entre 95% et 100% pour les populations Afrique subsaharienne) on a des fréquences inférieures à 1% pour les populations européennes, sauf sur la péninsule ibérique et la moitié sud de l'Italie (+ la Toscane qui est dans la moitié nord, maybe par les Etrusques) où la moyenne dépasse 2% (certaines régions ibériques sont à 8% et une même dans les 20%). Sachant qu'on parle ici uniquement de lignée maternelle subsaharienne, soit un phénomène obviously minoritaire par rapport à la transmission du chromosome Y par un conquérant arabe polygame (désolé, pas le temps de trouver une formulation politiquement correct à ça, je sais que c'est pas très correct et j'espère qu tu m'en tiendras pas rigueur).
Le brassage génétique EST une bonne chose, dans certaines proportions. Argumentaire détaillé pour la prochaine fois ; je me contenterais du second principe de la biologie de conservation : maintenir la biodiversité dans ses composantes écosystémiques, spécifiques et génétiques. C'est-à-dire que la réduction du territoire occupé par une sous-espèce d'H. sapiens est une perte pour la biodiversité. Egalement, la proximité génétique (ayant tendance à être évaluée par la ressemblance physique) augmente la sélection naturelles des comportements de coopération, et est donc un facteur de cohésion important, tout particulièrement dans une contexte mondial où les liens sociaux sont amoindris.
Pour finir, les chartes nationales ou internationales de droits des indigènes leur accordent des droits concernant la préservation de leur patrimoine, qui comprend leur patrimoine territorial (incluant les ressources animales, végétales et minérales qui y sont présentes), leur patrimoine génétique, et leur patrimoine culturel. En tant qu'indigène européen, je me bats pour la transmission de tous les aspects du patrimoine de mon peuple, soutiens tous les peuples qui font de même pour le leur, et condamne toutes les spoliations passés, présentes ou futures, qui privent un peuple de son patrimoine ou du droit à le gérer.