Salut à toutes et à tous, tout d'abord, je tiens à m'excuser de mon retard, je n'ai vraiment pas l'habitude de prendre du retard, mais ça arrive, vous voyez
Sur ce: voilà le chapitre un, et je prévois la suite pour dimanche. Bonne lecture
Chapitre I : Le Décemvirat.
Neuf hommes vêtus de robes vert-de-gris se tenaient à l’étage supérieur du palais. Ils portaient tous un masque afin de dissimuler leur véritable identité. Ils faisaient partie des plus proches collaborateurs de l’Empereur Titus Mede II, plus hauts-placés encore que les membres du Conseil des Anciens. En fait, ils étaient considérés comme égaux à l’Empereur. Ces personnes avaient eux vent de ma quête des secrets de l’Aetherius et m’avaient demandé de leur rendre un service en échange d’une belle somme de Septim, de plusieurs propriétés, d’une place dans la noblesse Cyrodiilienne, sans oublier le financement de mes autres recherches par l’Empire. Mais avant d’espérer obtenir tout ceci il me fallait, en plus d’atteindre le Plan Divin, atteindre l’objet de plusieurs dizaines d’années de travail intensif par les plus éminents érudits de l’Empire : je devais retrouver le Numidium en vue d’une contre-attaque Impériale face aux forces du Thalmor.
En effet, vers l’année quatre-cent-dix-sept de la Troisième Ere, le Mantella qui servait d’activateur au Numidium, se retrouva dans les mains de sept personnes, simultanément. Ces derniers l’utilisèrent à des fins biens différents, ce qui entraîna l’évènement connu sous le nom de « Voile de l’Ouest », durant lequel le Numidium fut transporté vers l’Aetherius. Je ne pousserais pas les explications plus loin car je ne sais pas quelle éduction vous avez suivis.
Quoi qu’il en soit, les neuf membres du Révéré Décemvirat présents dans cette salle m’adressèrent un salut chaleureux avant de me remettre un petit sac de voyage qui pesait approximativement quinze kilogrammes. Avant de regarder ce qu’il y avait à l’intérieur, je me concentrais sur leurs masques. En tant qu’Altmer, ma perception des flux magiques était bien supérieure à celle des hommes, et je pouvais affirmer qu’aucun d’entre eux ne possédait de véritable masque du Culte du Dragon. Cependant, l’artisan qui avait sculpté ces répliques dans l’écorce même du Primarbor avait effectué un travail remarquable et je me promis de passer commande auprès de l’artiste pour qu’il me prépare une pièce de ce genre. Un masque de ce type aurait été du plus bel effet dans ma résidence de Haute-Roche. J’avais depuis longtemps abandonné l’idée d’acquérir une pièce originale de cette collection de masques, il semblerait que les dix masques du Culte se trouvaient tous entre les mains d’un héros Nordique local, soi-disant un Enfant de Dragon…
Comme le protocole le voulait, je n’adressais aucune parole aux membres du Décemvirat qui ne devaient eux-mêmes pas prononcer un seul mot en dehors de leurs réunions au sommet. J’adressais un léger salut de la tête au mystérieux groupe avant de me diriger vers la sortie du palais puis vers la sortie de la ville. Je m’installais sur la charrette en partance pour le village piteux d’Aubétoile. En effet, selon une note griffonnée par le Décemvirat, ce village était le point le plus proche du continent ancien d’Atmora depuis Tamriel. Je devais me rendre là-bas pour trouver le premier artéfact et si par la même occasion, je pouvais visiter quelques ruines de l’ancien Culte du Dragon en Atmora, je serais comblé.
A mon arrivée à Aubétoile, je retrouvais les trois personnes qui devaient m’accompagner : un mercenaire Nordique du nom d’Hargnir et un mage de guerre Bréton nommé Inwold Birian. Le premier était un robuste gaillard aux cheveux clairs et à l’œil belliqueux, il portait une armure en acier et se battait à l’aide d’une épée d’infanterie Impériale et d’un bouclier également en acier. Le second était un homme d’environ quarante ans aux cheveux noirs courts et aux yeux marrons qui portait une robe d’adepte de la magie de combat. Il était spécialiste de la magie de Destruction et d’Invocation. La dernière personne était un Altmer, membre de l’ambassade du Thalmor en Bordeciel, il n’a jamais voulu décliner son identité. Je compris bien vite qu’il s’agissait d’un espion envoyé par le Thalmor afin de s’assurer que nos actes respectaient le Traité de l’Or Blanc. Il portait une armure, une épée et un bouclier, tous de fabrication Elfique. Le départ pour Atmora était prévu pour le lendemain matin à l’aube. Il faisait déjà presque nuit et je décidais d’aller payer une pinte de bière à mes hommes avant de passer la nuit à l’auberge du coin. L’auberge en question se trouvait à quelques cinquante mètres de la résidence du Jarl de la Châtellerie du Clos. C’était un petit bâtiment aux murs de bois et au toit de chaume recouvert d’une épaisse couche de neige. Je poussais la porte et ressentais le plaisir simple de se retrouver face à un bon feu et avec quelques pintes de bière sûr la table. J’appréciais l’endroit, tant pour son aspect pratique que pour son ambiance chaleureuse. Et je me laissais aller à mon point faible : le vin épicé et la musique jouée par le barde local. Entre deux pintes, je m’adressais à mes compagnons et à l’autre, le Thalmor…
« - Je suppose que vous connaissez les risques d’une telle mission, vous savez : le climat, les créatures hostiles, les autochtones…
- Ah ! Me coupa Hargnir. Vous savez bien qu’aucune terre n’est trop froide pour un Nordique ! Et les deux autres n’auront qu’à se réchauffer avec leurs flammes mystiques.
Les deux « autres » en question lui lancèrent un regard foudroyant.
- Tout ce que j’espère. Commença Inwold. C’est que le voyage se passe sans encombre, pour le reste, on fait au mieux.
- Bien. Dis-je. Et vous, vous n’avez pas une certaine appréhension à l’idée de poser les pieds sur la Terre Originelle, Atmora ? Lançais-je au Thalmor qui nous accompagnait.
- Je préfèrerais que vous l’appeliez de son vrai nom Elfique, Altmora, plutôt que dans la gutturale langue Tamrielique.
- Pour votre bon plaisir. Rétorquais-je ironiquement. »
Il ne m’adressa en retour qu’un faible grognement et se retira dans la chambre qu’il avait louée. Après m’être assuré qu’il était hors de vue, je remis une lettre cachetée à mes deux autres compagnons. Je me dirigeais ensuite vers ma chambre.
La nuit se passa paisiblement et le réveil ne fût pas trop difficile. J’avais endossé mon plus lourd manteau de fourrure et mes bottes les plus épaisses pour résister au froid extrême d’Atmora. Je prenais le temps de vérifier mon équipement : décoctions, cordes, gemmes, tenues… Rien ne manquait. Je me désaltérais d’un verre d’hydromel avant de passer mon ceinturon autour de ma taille et d’y attacher ma lame Akaviri, aiguisée pour l’occasion, rangée dans son fourreau sculpté.
Le bateau mouillait dans la baie naturelle du port d’Aubétoile, un robuste drakkar muni d’épaisses voiles rouges, dont la coque en bois aurait résisté à la furie d’un Dieu. Je contemplais l’horizon, l’œil fier et déterminé. Les origines de Tamriel étaient face à moi…
A suivre…
Merci de me suivre, c'est vraiment sympa de votre part, @+ 