Chapitre 7
Tout en progressant prudemment parmi les pins, Reesa se questionnait. En fait, plus il y pensait et plus il trouvait la disparition de Naagrim étrange. Le barde lui avis laissé des vêtements et un couteau, mais était partit seul. Peut-être qu'ils s'étaient fait attaqués par une bête sauvage lorsque Reesa était inconscient, et que le barde avait attiré l'agresseur ailleurs, laissant ainsi une chance à l'argonien affaiblit.
Reesad secoua la tête tristement.
-Pourvu qu'il ne lui soit rien arrivé, murmura-il.
Il continua de marcher pendant environ une heure jusqu'à atteindre une clairière inondée par la lumière lunaire qui passée par une trouée dans les nuages.
Reesa contempla un instant ce paysage à couper le souffle.
Puis alors qu'il reprenait la route il entendit le bruit caractéristique du souffle d'un cheval et du bois qui grince.
Reesa s'accroupit dans les hautes herbes et regarda de tout les côtés, attentif.
Il aperçut alors une lumière sur sa gauche, derrière les arbres bordant la clairière.
Tandis qu'il s'approchait discrètement il entendit un bruit beaucoup moins sympathique mais tout aussi caractéristique : le hurlement d'un loup.
Il s'approcha encore et vit un drôle de bonhomme arborant une fière moustache dans une carriole. Il guidait un cheval robuste à l'aide de rennes sur un petit sentier forestier.
L'homme semblait inquiet, il regardait de tout les côtés.
C'est alors que le loup attaqua.
Il bondit depuis le talus opposé à celui de Reesa directement sur l'homme qui roula alors du chariot. Le cheval accéléra le pas et s'éloigna, abandonnant son maitre.
-Ah!! Vas-t'en maudit loup. A l'aide!
L'animal avis l'air mal en point. Il était amoché et famélique, sans doute un vieux loup abandonné par sa meute et affamé.
Reesa décida d'intervenir.
Il s'approcha furtivement du loup tandis que l'homme se protégeais des crocs comme il le pouvait. Une fois à portée, il enfonça son couteau dans la gorge du loup qui émis un cri strident avant de s’effondrer.
Reesa dégagea le cadavre d'un coup de pied, récupéra sa lame et donna la main à l'homme pour l'aider à se relever.
-Les divins vous bénissent, vous m'avez sauver la vie, dit-il les larmes aux yeux.
Reesa allait répondre lorsque les vertiges le reprirent.
-Que vous arrive-il? s'inquiéta l'homme.
Reesa lui raconta son évanouissement et l'étrange sensation qui l'avait envahi tantôt.
L'homme pâli.
-Écoutez, je crois que je connais ces symptômes, ça ne présage rien de bon. Je vais vous emmener chez un ami guérisseur, je vous doit bien ça. Si vous avez bien ce que je pense, mieux vaut ne pas trainer. Allons récupérer la carriole et montez à l'arrière, je vais vous conduire.
Ils retrouvèrent le véhicule de l'homme 100 mètres plus loin, Reesa appris ainsi le nom de ce moustachu qui s'avère être un Bréton nommé Jean Despintes, et aussi le nom du cheval nommé Pantoufle.
Après avoir remercié l'homme pour la nourriture, il s'endormit à l'arrière de la carriole.