Chapitre 4 : capture
Prison d'aeternam.
Je m'assis sur la planche qui me servait de lit, dessous, mes premiers meurtres, gravé avec mes ongles. Mon attitude me parait bien puéril. Des pas lourds retentissent dans le couloir, deux nordiques entres, gros, gras, le front large, la barbe sale, des vêtements sombres. Les souvenirs de ma capture me reviennent, mauvais souvenirs.
Ils n'emmènent; au moment où nous passons dans un couloir, je perçois un bref chuintement : les deux gardes s'effondrent.
Une silhouette sombre me soulève et m'aide à marcher, la douleur me submerge, je sombre dans inconscience...
Le reveil est brutal, l'eau froide me coule dans les yeux quand je me redresse. Face à moi, un assassin me regarde, un masque cache son visage, il est assez fin et grand.
"Tu à parler?" me lance-t-il.
Je lui répondit que non et il sembla se détendre.
Je lui demande comment nous nous sommes enfui et il me montre le braillar des falaise qui dort à côté de nous.
Je commence alors à prendre conscience de notre environnement.
De la pierre noire, des colonnes et des gargouilles, nous sommes à la guilde. Ou plutôt dans les écuries de la guilde.
Je me relève et enfile prestement la cape noire des assassins que me tend mon mystérieux sauveur.
Rapidement, un serviteur vient nous chercher et nous emmène vers la grandes salle. Le Menteur, notre seigneur, me demande de lui faire mon rapport, je m'execute et lui raconte rapidement le meurtre du noble, puis la découverte du tendon manquant dans la bibliothèque, et mes allées et venus dans cette même pièce, puis enfin mon arrestation violente et mon emprisonnement à aeternam. Le Menteur me redemande si j'ai parlé de la guilde des ombres lors des interrogatoires et je lui avouais que j'en avait parlé dans les textes écrit sous ma planche de lit.
Il me regarda froidement et déclara que je devais immédiatement retourner à la prison pour effacer mes traces.
Il me demanda alors de boire un verre.
Le Menteur est notre seigneur, nous lui devons obéissance et confiance.
Je bus le verre.
Il me dit alors que ce verre contenait un poison et que je devais aller à aeternam et revenir sans quoi je mourrai au bout de quelques heures.
Je parti donc sans tarder vers la prison que je venais de quitter.