Troisième volet de la série des Elder Scrolls, Morrowind a repoussé un peu plus loin encore la frontière du jeu de rôle sur ordinateur. Finalement, il en va de la sorte depuis la sortie du premier volet de la série, le mythique Arena. Alors, on ne peut pas dire qu’on ne nous avait pas prévenus. Pour cette occasion, six ans après la sortie de Daggerfall, Bethesda Softworks a pris une grande inspiration pour nous livrer une première : un jeu sans bugs (enfin, avec une quantité négligeable de bugs serait plus exact - car quel jeu n’en a as ?) ! C’est que, dans l’histoire de la société, les exemples de jeux prometteurs mais injouables en raison de ces petites souffrances infligées aux joueurs du monde entier sont nombreux. Bref : nous sommes là pour parler de Morrowind.
Pour ceux que la langue de Shakespeare rebute, sachez que « morrow » est un terme littéraire signifiant à peu près « lendemain ». Quant à « wind », bien entendu, cela veut dire « vent ». C’est donc un peu le « vent du lendemain », ou le « vent du changement » qui souffle sur ce jeu. Morrowind, dans le monde de Tamriel, c’est le pays des Elfes Noirs, ces êtres à la peau sombre et à la tout aussi sombre réputation. Au cœur de ce pays se trouve une île volcanique, Vvardenfell, contrôlée comme le reste du monde par les forces impériales. Mais les Elfes Noirs sont un peuple fier et insoumis. Un jour, selon la prophétie, le Nérévarine, réincarnation d’une divinité locale, libérera le peuple de Vvardenfell. C’est du moins l’une des versions de cette légende ancienne.