Je précise juste que ce n'est pas corrigé...
"Dans une ruelle sombre, éclairée seulement par la lumière blafarde d?un croissant de Lune, un homme ouvre les yeux. Ne se souvenant plus de rien, il laisse errer son regard qui se fixe sur la première chose qui bouge : un rat. Un rat qui est occupé à mordiller une petite chose rose. Il essaye alors de reconnaître cette petite chose rose, et voit un liquide rougeâtre qui s'écoule des morsures faites par le rat. Puis soudain son esprit se réveille et s'anime, il s'aperçoit que cette chose rose que mordit le rat n'est rien d'autre que son doigt, un doigt engourdi par le froid, un doigt tellement gelé que la douleur n'est même pas transmise par son système nerveux. Il se lève alors prestement pour chasser le rat, qui s?enfuit sans demander son reste. L?homme recherche dans ses poches des souvenirs de son identité. Il n?y trouve rien, le néant, pas le moindre papier, pas la moindre pièce d?identité, ni le moindre billet, rien, absolument rien, juste un couteau. Il regarde à son poignet avec l?habitude d?y regarder l?heure mais, là encore, il n?y a rien, juste la marque d?une peau plus pâle qui indique qu?il y avait bien une montre avant à son poignet gauche.
Finalement, il décide de quitter cette ruelle glauque ou les ombres sont omniprésentes et oppressante. Il sort alors de la ruelle et se retrouve dans une rue éclairée par quelques lampadaires. Il la traverse et poursuit son chemin tout en ne sachant pas où son vagabondage va le mener. Tout en poursuivant sa route, il sent une présence derrière lui qui le suit ou le poursuit, une ombre encore lointaine mais qui se rapproche sensiblement au fur et à mesure de sa marche. L?homme décide alors d?accélérer le pas, mais l?ombre semble accélérer aussi. La peur commence à l?étreindre, des gouttes de sueur perle de son front, son souffle devient haletant, son coeur s?accélère. Il essaye de se convaincre que c?est une peur irraisonnée et décide brusquement de quitter la rue principale pour rejoindre une des ruelles adjacentes, espérant ainsi rester seul. Il rentre alors dans un lieu de ténèbres alors que l?ombre pénètre dans ce même monde. Devenant plus ou moins invisible elle semble s?accorder parfaitement avec l?atmosphère lourde et pesante régnant dans ses ruelles. L?homme commence à sentir la panique l?envahir, une panique telle qu?il ne puisse plus la contrôler. Puis la panique devient terreur, il sent que l?ombre se rapproche de plus en plus, dans sa peur irraisonnée ses mains bougent, se crispent, se contorsionnent et la main droite finit alors par toucher le couteau. Ses doigts se fixent alors sur le couteau et le serrent, le calme semble alors revenir sur le visage de l?homme, mais son coeur est toujours en proie à la terreur. C?est a ce moment que la lune se voit cacher par des nuages, la seule source de lumière dans ce monde de ténèbres disparait l?homme se retrouve dans le noir le plus total, ne voyant rien, il ne peut que se fier à ses autres sens. Mais sans s?en être rendu compte il s?est arrêté, ne bougeant plus dans ce monde sombre qui semblent engloutir tout ce qui se trouve a sa portée. La terreur atteint son paroxysme, ses doigts se crispent encore plus sur le couteau, son coeur bat à un rythme endiablé, son teint devient livide, même sa raison le quitte.
C?est alors qu?une main se pose sur son épaule. La réaction est rapide, très rapide, trop rapide même, ce n?est d?ailleurs plus une réaction à cette vitesse, juste un réflexe. La volonté de vivre a supplanté la raison et c?est elle-même qui dirige le bras droit vers l?ombre impalpable, ce même bras droit dont les doigts tiennent fermement le couteau. Et, en l?espace d?un dixième de seconde le couteau est planté dans le corps de l?ombre, une ombre devenue palpable, une ombre qui s?affaisse sur elle-même, se recroqueville et s?écroule par terre. La lune décide alors de refaire son apparition pour éclairer de sa lumière blafarde les acteurs de cette sinistre scène. Et là, l?homme voit un liquide sirupeux rouge sur le couteau et ses mains. Ce même liquide s?écoule de l?ombre exsangue sur le sol, une ombre qui n?en est d?ailleurs plus une car éclairée par la lune. Et là dans la flaque de sang s?écoulant du corps du malheureux se tient l?homme, toujours avec ce même visage effrayé, se rendant compte de ce qu?il vient de faire et surtout découvrant qui est la victime de ce meurtre abominable qu?il vient de commettre.
L?homme se réveille alors en sursaut. Le cauchemar est passé, le jour est arrivé. La lumière vient éclairer son visage serein, car c?est la fin de ce cauchemar. Il se met alors à vaquer à ses occupations, en attendant qu?on lui amène son petit-déjeuner. Il prend un livre en lis trois pages et le repose, il décide d?écrire une lettre, mais ne peut que commencer l?entête, son petit-déjeuner arrivant pile à ce moment précis. L?homme se rue dessus et mange, tout son content, car une bonne journée s?annonce. Cette journée qui sera sa délivrance tant attendue. Il regarde son planning et voit que cette journée sera aussi pleine d?entretien en tout genre. Il s?apprête donc et se prépare à passer ses différentes interviews. A peine une est-elle terminée, qu?une autre commence. Il maintient ce rythme effréné jusqu'à midi où il peut enfin manger, déguster un plat qui a été concocté spécialement pour lui : une entrecôte d?un boeuf charolais, une pièce goûteuse et savoureuse qu?il n?avait pas mangé depuis fort longtemps. L?après-midi arrivant il doit se préparer pour l?évènement, d?abord arrive le coiffeur, puis un journaliste qui vient pour prendre ses sentiments avant le grand événement. Puis, enfin, il écrit la lettre qu?il avait entamée le matin, une lettre qu?il donne au directeur, en lui demandant de la transmettre le plus rapidement possible.
Finalement le grand événement arrive enfin, son exécution tant attendue, la fin de sa misérable existence s?approche enfin, inexorablement. La mort est si proche qu?elle en est palpable. Il va enfin pouvoir dire adieu à ce cauchemar incessant qui retrace cette triste nuit où il est devenu un meurtrier. Son crime va être expié. Sa misérable existence se verra enfin terminer. Le directeur de la prison vient le chercher avec deux geôliers et ils l?amènent à la salle d?exécution. Ils traversent un long couloir de cellules remplies de criminels qui suivront leurs pas un jour prochain, puis ils arrivent devant la porte de la chambre de préparation. Après une attente interminable, il est enfin prêt, installe sur la chaise électrique les yeux fixes sur la vitre, regardant les différentes personnes qui vont assister à son exécution. La tristesse l?envahit quand il prend conscience de l?absence de sa famille, il détourne le regard des parents de la personne qu?il a occis, et finit par voir les journalistes qui le mitraillent de photos tels des hyènes se repaissant de la chair tendre d?un nourrisson. Puis les yeux fixes sur les places vides on lui met un sac sur la tête, non pas pour l?empêcher de voir mais pour éviter de choquer l?assemblée réunis pour assister à ses derniers instants. Ne voyant plus rien, il repense alors à cette triste soirée qui l?a conduit à être assis ici à cette place. Il se dit, que si il pouvait tout recommencer depuis cette fameuse nuit, il changerait son histoire et ne mourrais pas dans ces circonstances tragiques. Mais sa pensée, l?occupe et soudain il ressent la décharge.
L?homme se réveille alors dans une ruelle sombre qui lui rappelle quelque chose. En regardant dans tout les sens, il voit un rat qu?il ne connaît que trop bien. Il le chasse, vérifie ses poches et retrouve le même couteau. Il est surpris par l?étroite relation entre son rêve et la réalité, le même début : une ruelle sombre et glauque. Est-il réellement mort ? Est-ce qu?il avait fait un rêve prémonitoire ? Est-ce une nouvelle chance ? Autant de question auxquelles il ne peut pas répondre. Cependant dans le doute il décide de changer ce que lui a montré son suppose rêve. Il rejoint donc la rue principale et la il revoit de nouveau l?ombre qui le suit. Maintenant connaissant l?identité de l?ombre il se rapproche d?elle et lui dis :
_ Bonsoir, monsieur l?agent, pourriez-vous m?indi?
Une gerbe de flamme apparaît, l?homme s?écroule une expression de stupeur sur le visage, ne comprenant pas pourquoi il est obligé de mourir dans cette rue peu éclairée, de la main d?un agent de police, ce même agent de police qu?il avait tué en rêve."
Omni, au moins c'est de moi. 