Pour moi, Vaas n'est ni fou, ni mort. C'est juste un pauvre type qui tente de survivre sur cette île de fou et qui ne parvient pas à s'enfuir ('tention, je ne parle pas forcément physiquement) et j'aime croire que Jason est le mec qui remet de l'ordre dans tout ça et qu'au passage il libère Vaas. D'ailleurs c'est simple :
- Dans le jeu, trois personnages importants sont tués par Jason sous forme de QTE, dans une sorte de rêve hallucinatoire. Vaas est le seul des trois dont on ne voit pas le cadavre au "réveil"
- Vaas ouvre les yeux après avoir été "tué" par Jason, je ne crois pas que ce soit juste dans le but de surprendre le joueur
- Vaas a plusieurs occasions de nous tuer mais il ne le fait jamais
- Enfin et surtout, Vaas nous poignarde avec la dague qu'on a rapportée à Citra. Or elle ne désire qu'une chose : tuer Vaas et Hoyt, elle ne va pas nous trahir dès le début donc...
Je pense donc que la mort de Vaas est métaphorique, la dague de sa soeur (avec laquelle on le tue au final d'ailleurs) doit sûrement symboliser une rupture définitive de lien avec sa famille (Citra donc). Celle-ci n'a alors plus aucune emprise sur lui et il est libre de quitter l'île (physiquement et mentalement). N'oublions pas que Vaas était un Rakyat, le plus grand guerrier, comme Jason (pour ça qu'ils sont identiques, tous les deux des grands guerriers trompés par Citra).
Sinon :
"a partir du moment ou tu considères qu'Il a eu une enfance, qu'Il a une profondeur d'esprit, et qu'Il te manque, tu n'es plus du tout dans la notion de jeux vidéo.
l'approche cartésienne voudrait, je te l'accorde, que l'on considère Vaas comme un amas de pixels. ainsi, il n'a jamais eu la moindre enfance, et il n'est surtout pas doter de conscience ou d'esprit."
Pas faux. Enfin, pas entièrement. On peut considérer que les personnages de jeux vidéo n'ont aucune substance mais alors à ce compte-là, autant se contenter de jeux comme COD. Si on s'imagine une pseudo-enfance ou des événements non décrits dans le jeu, c'est bien parce qu'on essaie de trouver des explications. C'est pareil pour un film ou un livre. C'est ça qui est intéressant dans les jeux qui essaient de proposer un vrai background : on essaie de reconstituer les infos manquantes pour mieux cerner un personnage ou une situation. Et si on a de l'admiration pour un type comme Vaas, c'est parce qu'on s'en rend compte qu'il a une personnalité et qu'il s'agit d'un personnage à part entière, qui ne se cantonne pas à balancer des répliques lambda. C'est pareil avec Andrew Ryan dans Bioshock 1, par exemple.