B. Le plus probable
Le virus passe dans l’hémisphère sud, avant de réapparaitre, et redoubler de vigueur,en automne prochain. Dans l’immédiat, il infecterait très rapidement les pays les plus démunis, ceux du sud. Dans les « pays développés », la maladie suivrait le modèle grippal, ce qui veut dire que la majorité ne développeraient pas de symptômes. Le virus se propagerait rapidement : 2 personnes contaminées pour 1 personne infectée, avec un taux de mortalité analogue a celui de la grippe habituelle, soit 1 pour 1000. Problème : la production d’un vaccin A/H1N1 obligerait l’industrie pharmaceutique à délaisser le vaccin contre la grippe saisonnière.
Pour ce scénario, l’enjeu résidera surtout la capacité à gérer la deuxième phase, en automne. Ce sera un rendez-vous décisif, avec un risque élevé d’amplification de la pandémie mondiale, qui se mélangera alors avec la grippe saisonnière, et donc un risque élevé d’une mutation du A/H1N1 vers une forme bien plus mortelle. Pour les pays pauvres, la catastrophe serait inévitable.
C. Une pandémie incontrôlée
C’est le scénario catastrophe, celui qui justifie l’inquiétude de l’OMS, et la mise en place de la phase 6 de l’alerte pandémique. La nouvelle souche du A/H1n1 se révèlerait d’une rare virulence. Par des mutations génétiques successives, le virus aurait atteint une forte pathogénicité et une force épidémique de l’ampleur de la grippe saisonnière, mais avec un taux de mortalité bien plus élevé. Les plans de quarantaine mis en place par tous les pays se révèleraient inutiles et le monde entier serait paralysé, avec toutes les conséquences que cela suppose.
Mokay. 