Dans une sombre ruelle, tout semblait désert.
Marchant vers un lieu que je ne découvrirais jamais, un homme m'aborda.
-Hé, m'sieux, t'as pas du feu steu'plé?
Cet homme saoul au regard étrange peinait à tenir debout, sa misérable cigarette mal roulé tenant difficilement entre ses lèvres. Je sortit ma boite d'allumette, en pris une et la frotta contre ma chaussure pour enflammer le souffre. Je mis ma mains en coupe-vent et lui tendis la modeste flamme. A son tour, l'homme se pencha en avant d'un mauvaise équilibre. Quand il tituba une nouvelle fois, je sentais cette pulsion malsaine m'envahir. Ce sentiment qui m'a si souvent effrayé et qui n'est aujourd'hui plus que le reflet de moi-même annonçait la rupture de mon âme à ma raison.
Un gout de sang dans la bouche libéra mes instincts.
C'est avec toute la haine emmagasiné en moi, cette expression de mes souvenir passé, de ce que les autres mon fait, mutilé par leur insouciance, que je plantai le petit bout de bois incandescent qu'illuminait la douce flamme de l'allumette dans son œil.
Un étrange liquide gicla au moment où il recula sa tête. Il se mit à émettre un doux gémissement. Que j'aime ce bruit sourd de l'être qui crie. Ce son strident qui libère votre intérieur. Autrefois, je l'aurais battu pour le faire taire, mais aujourd'hui, ça provoque en moi la plus douce extase imaginable.
Je sortis du sac que j'avais posé au sol une sourie d'ordinateur que je venais d'acheter. Je la fis tourner un bref tour au-dessus de ma tête avant de l'envoyer en avant vers le visage de cet être pittoresque. Le son de son cri aussi doux soit-il allait ramener trop de gens, des gens encombrant, inutile... vivant. Son silence était malheureusement de mise. Quel gâchis.
Sa tête fit un quart de tour, sa mâchoire ce déformât et du sang jahit de sa bouche quand la souris le frappa. Un bruit de craquement remplaça son hurlement... un vrai gâchis de poésie que de stopper un tel artiste dans sa plus belle composition.
Toutefois, je me serais bien passé des éclaboussures de sang, si rouge, si beau, mais si… encombrant.
Je me mis derrière lui et passa le fil de ma souris au tour de son cou, faisant un tour puis un deuxième. Il tenta de me faire lâcher prise en passant ses doigt autour du fil pour continuer de respirer, mais je comptais bien lui faire découvrir que l’homme peut rester longtemps en apnée… très longtemps à gesticuler, ce tordre avant de devenir immobile, raide, vide de toute chose.
Je vis un sceau à proximité. Quoi de plus intéressant ? Ce morceau de métal servait à toute chose de transport, alors pourquoi ne pas porter une tête ? J’ai déjà transporté des têtes détacher dans des sceaux, mais jamais une tête accroché. Je fis un nœud avec le câblage de la souris pour être sur quelle tienne, qu’il ne reprenne pas son souffle, qu’il continue de danser devant moi sur un rythme fini depuis que son souffle était redevenu silencieux. Je ramassai le sceau, le pris à l’envers, et le posa violemment sur sa tête. L’homme titubant tomba au sol.
Je laissa un petit rire sortir de ma bouche en voyant ce pantin bouger tout seul car oui, il était désormais mon pantin, prisonnier de mes moindres désir, incapable de faire autre chose que ce que je voulais, masquant son visage pour lui prendre la dernière part d’être à part entière qu’il lui restait. Il n’était plus que mon jouer. Je ramassa mon sac précédemment tombé au sol et regarda mes achat de la journée. Une paire de chaussure, un couteau de cuisine, quelques vêtement et un chaussepied était les seuls choses que je m’étais pris en ce jour qu’était mon anniversaire. Un chaussepied ? Certainement une autre ruse de commerçant pour vous faire acheter tout et n’importe quoi.
Je pris le chaussepied à deux mains et décida de pimenter une dernière fois la vie de l’homme titubant. Je connaissais bien l’anatomie humaine pour l’étudier et l’enseigner, mais étais-je capable de fournir assez de précision sur le comportement humain pour savoir où était une bouche masqué ? L’homme ne bougeait presque plus quand je me mis à genoux à côté de lui. Je souleva mes mains en l’air, pris un instant pour viser puis les rabaissa rapidement. Le chaussepied transperça le sceau comme un couteau chauffé à blanc transperce la chaire… ou le beurre ? Enfin, ça marche avec les deux. Il continua sa route jusqu’à être bloqué. DU sang dégoulinait déjà du sceau, nul besoin de le retirer pour savoir que je l’avais transpercé, mais ce que je voulais savoir, c’était où. Je retira le sceau de son visage et le contempla.
Ses cheveux étaient en bataille, comme au réveil. Sur son front, des gouttes de transpiration dégoulinaient dans les rides creusées par l’hystérie de la situation. Il aurait dû accepter les choses, simplement. Son nez s’était cassé sous l’un des différents chocs qu’il avait subi dans le sceau. Enfin, je vis sa bouche, ensanglanté. Les dents du bat avaient en partie explosé sous le choc, laissant des morceaux aller jusque dans sa gorge. Le chaussepied avait déchiré une partie de sa joue droite pour s’enfoncer plus profondément jusqu’à la colonne vertébrale où elle s’était immiscé entre deux vertèbre, coupant toute connexion entre le corps et le cerveau. Le sang coulait encore en flot. En flot ? Me cœur ayant cessé de battre le corps ne saigne plus, il se contente d’écouler la pression. Je regardai ses yeux, les vis bouger rapidement dans toutes les directions. Je hais ce sentiment de travail mal fait. Quand on fait quelque chose, même pour s’amuser, il faut le faire entièrement.
Je repris le sceau et le remis sur sa tête. Je me leva et pris la bouteille que l’homme possédait en me rencontrant. Apaisé, je repartis vers un endroit que j’ignorais, probablement situé quelques rues plus loin, un sentiment de satisfaction m’emplissant… jusqu’à la prochaine ruelle sombre que je visiterais