Sammy TRAORÉ le surnomme gentiment Archavine, pour sa ressemblance physique avec la révélation russe du dernier Euro. Clément Chantôme en sourit. Le jeune milieu parisien, qui retrouvera une place de titulaire ce soir contre les Néerlandais de Twente, reste humble et discret.
Comment allez-vous depuis le 12 novembre dernier (PSG - Nancy en Coupe de la Ligue), date de votre dernière titularisation avec le PSG ?
Clément Chantôme.
J’ai vécu des moments difficiles entre plusieurs blessures et une maladie virale dont le traitement m’a beaucoup affaibli. J’ai dû travailler avec la CFA pour maintenir une bonne condition physique. Et retrouver le banc de touche contre Le Mans puis entrer en jeu à Auxerre m’a fait beaucoup de bien.
Pendant votre absence, le PSG a grimpé au classement…
(Il coupe) Et j’en suis le premier ravi. Après tout ce qu’on avait vécu depuis deux ans, c’est vraiment agréable d’accumuler les victoires. Maintenant, à chaque moment difficile, il y a de la solidarité et de l’union. Avant, on n’arrivait pas à s’en sortir. Là, on voit le PSG au pied du podium. C’est énorme et l’ambiance ne peut être que bonne. C’est plus facile de faire des efforts quand on est en haut du championnat que quand on joue le maintien.
En dehors des terrains, comment mesurez-vous ce renouveau du PSG ?
C’est simple, tout le monde est derrière nous. Je vois beaucoup plus de supporteurs de Paris qu’avant (rires) ! L’an dernier, les gens se faisaient vraiment tout petits… Là, on nous encourage. Mais évidemment, il ne faut pas se laisser griser par tout ça.
La Coupe de l’UEFA est-elle vraiment un objectif majeur du club ?
Le coach a déjà répondu à ça. Ce n’est pas parce qu’il y a des rotations d’effectif que l’objectif n’est pas la qualification. L’équipe alignée est toujours compétitive. Contre Twente, c’est clair, on voudra absolument passer.
Cette épreuve fait-elle rêver ?
C’est normal que cette coupe ne fasse pas rêver. Tout le monde ne parle que de la Ligue des champions et jamais de cette compétition.
Pourtant, c’est super-intéressant de rencontrer des équipes étrangères. On découvre des footballs auxquels on n’est pas habitué : Santander joue en passes courtes et en redoublements. Dans la foulée, on enchaîne avec Manchester City, qui a un jeu beaucoup plus engagé.
Après les entraînements, vous passez beaucoup de temps dans les locaux de la CFA, où vous prenez même quelques repas.
Est-ce important de conserver ce lien ?
Déjà prendre un plateau-repas là-bas m’évite, comme je suis seul, de devoir me faire à manger (sourire). Et puis les jeunes ont envie de savoir plein de choses sur le groupe professionnel. Ils me posent plein de questions. Mais je ne suis pas un grand frère. Je n’ai jamais été un donneur de leçons. Et les employés du centre me voient un peu comme leur petit frère ou leur fils. Ça, c’est un rôle qui me va bien.
Le Parisien