Football, Ligue 1/PSG - Lyon J - 2
« Je me suis imaginé au PSG » SIDNEY GOVOU, attaquant de l’OL
Lyon (Rhône)
DE NOTRE CORRESPONDANT
DE RETOUR à la compétition depuis peu, l’international tricolore se réjouit de croiser Luyindula et Clément, deux « Lyonnais » du PSG, samedi soir au Parc des Princes.
Aimez-vous jouer au Parc des Princes ?
Sidney Govou. Moi, j’adore ! C’est la meil- leure ambiance de France. C’est terrible. Et puis, j’ai des potes au PSG. Je pense à Jérémy Clément. Quand il jouait à Lyon (NDLR : il est parti en 2006), on s’entendait vraiment bien. Franchement, ça ne m’étonne pas qu’il soit devenu titulaire à Paris. C’est un très, très bon joueur, et un vrai gentil. Mentalement, il a grandi.
Vous étiez aussi très proche de Peguy Luyindula… Peg, je l’ai eu au téléphone, il y a deux semaines. On s’est dit plein de conneries (rires).
Que vous a apporté Paul Le Guen quand il était entraîneur de Lyon(de 2002 à 2005) ?
Lors de sa deuxième année au club, il m’a donné le brassard de capitaine en l’absence de Claudio (NDLR : Caçapa, ex-défenseur de l’OL). J’ai alors pris conscience de mon impact sur le groupe. Psychologiquement, j’ai franchi un cap. Ses deux dernières années à l’OL sont celles où j’ai pris le plus de plaisir sur le terrain. Tout le monde appréciait Paul. Il a été l’entraîneur du changement tactique. Avant lui, Lyon était une formation plutôt physique. Paul a rajeuni l’effectif. On est devenu une équipe
joyeuse. On respirait l’envie de jouer. « Hoarau m’impressionne »
Cette année, le PSG est-il un candidat au titre ?
S’ils continuent dans cet esprit, ils ne seront pas loin des premières places. Depuis quelques matchs, une équipe type se dégage.
Que pensez-vous Guillaume Hoarau ?
Il m’impressionne vraiment. Il vient de Ligue 2 et s’impose dans un grand club commeParis. Il est grand, très bon de la tête et garde bien le ballon devant. Autour de lui, ça bouge, ça vit. Hoarau est peut-être le danger numéro un car
il brille en ce moment.
Auriez-vous pu jouer à Paris ?
J’aurais bien aimé. C’est compliqué le foot (rires)…
Cet été, vous étiez proche de porter le maillot du PSG…
Oui, ça ne s’est pas fait, ce n’est pas encore fait… Et peut-être que ça ne se fera jamais. Alors je me suis imaginé jouer avec ce maillot.
Paris, ça fait toujours rêver ?
Oui, il y a un attrait particulier pour ce club. A chaque début de saison, on a l’impression que le PSG va se relever. On se dit si j’y vais, ça va être la bonne année.
Propos recueillis par Xavier Cerf